Technologie et Science

Deux innovations technologiques pour les unités de méthanisation / méthanation de Lescar – Placéco


Vue de la V2 de la station d’épuration de Lescar. Crédits CAPB

Six mois de conception, 16 de travaux et deux de réglages pour la transformation de l’usine de dépollution des eaux usées de Lescar en centre de ressources. Le biométhane produit à partir de boues d’épuration des eaux usées de l’agglomération paloise dans le réseau public de gaz naturel a débuté hier.

Transformer l’usine de dépollution des eaux usées en station à énergie positive produisant dix ressources et énergies d’ici 2024. Telle est l’ambition portée par la communauté d’agglomération Pau Pyrénées. Après la phase une, l’injection de molécules de biométhane issues des boues d’épuration, la méthanation du bioCO2 récupéré lors de l’épuration du biogaz devrait être en service pour le printemps 2024. 

Jusqu’à aujourd’hui, les boues étaient incinérées. Elles serviront désormais à produire du biométhane pour le gaz de ville mais aussi du biochar utilisé en combustible valorisé dans les réseaux de chaleur de l’agglomération. Elles pourront aussi servir de compost pour les cultures. Du méthane de synthèse sera produit en combinant le CO2 résiduel avec de l’hydrogène produit sur place à partir d’électricité renouvelable, en partie d’origine photovoltaïque.

Innovation et économie circulaire

Le biométhane palois est porté par deux innovations technologiques revendiquées comme des premières mondiales : l’ultra-déshydratation par carbonisation hydrothermale des boues et la méthanation catalytique de 100 % des émissions directes de CO2. L’unité présentera, selon l’agglomération et les partenaires investis (GRDF, SUEZ, SOGEA Environnement, Camborde architectes, EGIS Eau, cabinet Merlin) un bilan carbone sans équivalent et permettra de réduire les émissions de CO2 de l’agglomération de 550 tonnes par an.

Pour François Bayrou, président de la communauté d’agglomération « l’usine de dépollution des eaux usées de Lescar joue un rôle clé pour la transition écologique et le dispositif local d’adaptation climatique à travers ce projet d’économie circulaire sans équivalent à ce jour. Cette démarche présente des synergies fortes avec les infrastructures environnantes du site Cap Ecologia, notamment l’unité de valorisation énergétique des ordures ménagères de Valor Béarn, le réseau de chaleur urbain et la future centrale photovoltaïque ».

Au delà de la diminution du coût de traitement des boues, cette installation, qui s’inscrit dans la stratégie de neutralité carbone a pour but de diminuer l’impact sur le milieu aquatique. Elle est co-financée par l’Agence de l’eau Adour-Garonne, la Région Nouvelle Aquitaine, l’ADEME, la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques et l’Union Européenne.



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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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