Rugby

Les chambres hypoxiques de Font-Romeu, passeport pour une … – Midi Libre


Fort d’un équipement dernier cri, le Centre national d’entraînement en altitude des Pyrénées Orientales affiche complet à huit mois des JO de Paris 2024.

À Font-Romeu, la pression monte gentiment mais sûrement. À l’accueil du Centre national d’entraînement en altitude (CNEA), le téléphone n’arrête pas. Derrière les écrans d’ordinateurs on jongle avec les plannings. Jusqu’aux premières heures des Jeux Olympiques de Paris 2024, l’établissement ne va pas désemplir.

La semaine dernière, les équipes de France d’aviron (filles et garçons), les nageurs espagnols ou encore Hassan Chahdi, septième du marathon des Mondiaux d’athlétisme à Budapest (août 2023), étaient à demeure.

Depuis février 1967, date de son inauguration, le CNEA a fait ses preuves. Il a aussi su s’adapter aux demandes et vivre avec son temps. Dernière innovation en date : les chambres et la salle d’entraînement hypoxiques.

7 000 m d’altitude

Gregory Doucende, en charge de l’accompagnement scientifique à la performance, est aux commandes de cet équipement capable de simuler l’altitude à sa guise. À Font-Romeu, on peut ainsi courir ou dormir sur le toit du monde ou presque (7 000 m).

“L’objectif, assène ce spécialiste tout en manipulant la machine, c’est d’augmenter le taux de globules rouges dans le sang (et donc de la performance), de filer un coup de boost à l’athlète.” Pour profiter au maximum des bienfaits de la haute montagne, les candidats à la médaille sont invités à rester sur place au minimum trois semaines et à multiplier les stages si besoin.

Gregory Doucende à l’écoute de Hassan Chahdi.
D.M.

Sans surprise, les 14 chambres hypoxiques, réservées exclusivement aux sportifs français, affichent complet toute l’année ou presque. “Le bouche-à-oreille fonctionne bien, reconnaît Gregory Doucende. Tout le monde peut voir les résultats. Et les équipes qui historiquement venaient chez nous reviennent.”

Dupont attendu

Les triathlètes tricolores, habitués des lieux et des podiums (Ndlr : le bronze lors du relais-mixte des JO de Tokyo par exemple) feront ainsi un nouveau crochet par Font-Romeu cet été. Tout comme l’équipe de France de rugby à VII avec Antoine Dupont, les marcheurs, les marathoniens ou encore les paracyclistes.

Gonfler les moteurs

Les rameurs de l’aviron tricolore sont des habitués eux aussi. Jusqu’à dimanche, ils ont multiplié les entraînements, quatre par jour, “pour gonfler les moteurs », explique Bastien Tabourier, l’entraîneur du “quatre sans barreur”. En redescendant au niveau de la mer, « on va pouvoir augmenter le volume de travail”. Et se lancer dans la course aux derniers quotas olympiques, en mai prochain.

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“Il y a du matériel, du conseil et de la compétence pour accompagner au mieux toutes les délégations, se félicite Antoine Le Bellec, le directeur du CNEA. C’est un endroit spécial.” Qui profitera encore des JO une fois la flamme consumée. “L’Agence nationale du sport a beaucoup investi (Ndlr : encore 400 000 euros ces derniers mois), la Région Occitanie aussi, il y aura un héritage.”

Sur son tapis de course, Hassan Chahdi accélère. L’écran indique 5 003 m d’altitude. L’oxygène se fait rare. L’interview, ce sera pour un autre jour.



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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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