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Bourges, Clermont-Ferrand, Montpellier ou Rouen, quelle ville sera … – France Bleu


Bourges, Clermont-Ferrand, Montpellier ou Rouen, une de ces quatre villes françaises sera désignée Capitale européenne de la culture 2028 par un jury européen indépendant la semaine du 13 décembre 2023. Ce label marque “la reconnaissance d’un projet et d’actions culturelles de grand intérêt sur un territoire”. Il apporte également une visibilité aux villes qui l’ont obtenu, Paris en 1989, Avignon en 2000, Lille en 2004 et Marseille-Provence en 2013 pour la dernière ville française.

Le processus de désignation de la Capitale européenne de la Culture 2028 en France a débuté en 2022 avec un appel à candidature à l’issue duquel les quatre villes encore en lice ont été sélectionnées. Elles ont depuis présenté un ultime dossier pour argumenter en leur faveur et le jury se déplace dans chacune d’elles pour une visite de terrain durant la semaine du 4 décembre, quelques jours avant l’annonce du choix final.

Les projets sont évalués selon plusieurs critères, leur contribution au développement à long terme de la ville, le contenu culturel et artistique, la dimension européenne, la capacité à tenir les engagements, l’implication de la population locale et de la société civile mais aussi le budget. Tour d’horizon des quatre prétendantes pour 2028.

Bourges, “petit poucet” des candidats

La ville de Bourges, préfecture du Cher d’un peu plus de 60.000 habitants, est candidate pour devenir Capitale européenne de la culture 2028 aux côtés de l’Agglomération, du département du Cher et avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire. Avec son agglomération de 85.000 habitants, Bourges est le “petit poucet” des candidats, “c’est une immense fierté” pour la ville et son maire, Yann Galut, qui souligne, “notre projet est pour l’Europe, pour les artistes dans une ville à taille humaine, un territoire rural”.

La candidature de Bourges s’articule autour de quatre grands thèmes

  • “Nos voisins” : Un projet participatif et collaboratif construit à l’issue de plusieurs ateliers et de trois trois colloques européens avec pour objectif la création d’un Conseil européen de citoyens pour la Culture, mais aussi une “Internationale des fleuves”
  • “La langue de l’Europe” : Travailler à un langage commun sur la production artistique européenne, mettre en place une cité européenne des artistes à Bourges. Elle rassemblerait des ressources, un service de traduction, des informations sur les droits sociaux…
  • “À taille humaine” : Création d’un réseau de 15 villes européennes à taille humaine pour échanger et partager les bonnes pratiques en matière culturelle
  • “Ici et maintenant” : Défendre et réinventer les droits culturels en Europe : Meilleure représentation des femmes dans l’histoire de l’Art, écriture d’une histoire paneuropéenne autour de nouveaux récits positifs et lutte contre le changement climatique.

Accompagnée par le think tank français le Shift Project, la candidature de Bourges s’engage également à réduire de 50% les émissions carbone de ses événements, à l’’utilisation de bâtiments existants et de technologies numériques plutôt que le transport massif d’œuvres.

Clermont-Ferrand en “Terre du Milieu”

La candidature de Clermont-Ferrand s’étend plus largement que la commune de près de 150.000 habitants du Puy-de-Dôme. Elle intègre une large partie du Massif central avec le ralliement de plus de 600 communes, quatre Régions – Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine, Occitanie et Bourgogne-Franche-Comté – et 14 départements au projet. Sur ce territoire de 85.000 km² rebaptisé “Terre du Milieu” pour cette candidature, Clermont-Ferrand Massif central 2028 s’articule autour de quatre axes : favoriser la démocratisation culturelle et l’éducation artistique pour la jeunesse, donner des outils à la création et à l’expérimentation artistiques, encourager la participation des publics et mener.

Le programme de Clermont-Ferrand Massif central 2028 est découpé en quatre phases pensées comme de “Grandes traversées” pour explorer 2028 :

  • De janvier à mars 2028 : “dresser la carte de la Terre du milieu” à travers le climat, les paysages, l’eau encore la pierre noire
  • D’avril à juin 2028 : “revisiter l’histoire de la Terre du milieu”, sa dimension sociale, scientifique, ouvrière et migratoire avec des expositions, la création d’un “Jardin-mère”, le lancement de la saison “Volcanique Opéra” et l’inauguration des “Diagonales des arts” en réponse artistique à la “Diagonale du vide”
  • De juillet à septembre 2028 : “créera un langage commun de la Terre du milieu” en mettant en relation des habitants du Massif central, des designers et des chercheurs pour repenser la manière d’habiter une zone de montagne. La période d’été sera aussi l’occasion de lancer les “Trains Capitale” et la saison des “300 bals Capitale”
  • D’octobre à décembre 2028 : “bâtir un monde nouveau” avec une exposition décentralisée qui donnera à entendre et à lire des citoyens européens récitant des textes poétiques, l’ouverture de l’auditorium “Massif central+Sonic” et la présence de 27 carnettistes de 27 nationalités différentes lors de l’édition du Rendez-vous du carnet de voyage à Clermont-Ferrand.

Montpellier, “au carrefour de nos imaginaires”

Comme Clermont-Ferrand, la ville de Montpellier, près de 300.000 habitants, a associé un grand nombre de collectivités à sa candidature pour être désignée Capitale européenne de la culture 2028 : la Métropole, la ville et agglomération de Sète, la Région Occitanie, la Département de l’Hérault mais également six communautés de commues ou agglomérations du territoire et 154 communes au total. Avec une ambition, faire émerger de nouveaux parcours sur tout le bassin de vie élargi Montpellier-Sète.

Le projet prévoit des plusieurs temps culturels forts auxquels toutes et tous sont invités, des expositions, de la musique, de la danse, des déambulations, des randonnées, des banquets, mais aussi des rencontres, des workshops et des spectacles… La candidature s’articule autour de trois concepts : “relier, à la fois comme nous relier et se relier au vivant, acter, c’est-à-dire prendre en compte et intégrer d’une part, et agir, encapaciter d’autre part et enfin célébrer ou construire un temps de l’événement et donner du sens au commun”.

Montpellier capitale européenne de la Culture 2028 va suivre trois axes artistiques :

  • Les Chemins du vivant, qui embrasse la question du vivant dans un sens plus large que celle de l’eau tout en gardant cette spécificité importante de notre territoire.
  • La Fabrique des Futurs, quant à elle pensée comme un carrefour du temps
  • Trans! qui affirme l’identité même de notre candidature marquant le passage et le changement.

Rouen, “la Seine comme fil rouge”

La candidature Rouen Seine normande 2028 s’étend, comme son nom l’indique, autour de la vallée de Seine normande, de Giverny au Havre, jusqu’à Honfleur. Autour de la Ville et de la Métropole Rouen Normandie, la Région Normandie, les départements de la Seine-Maritime et de l’Eure mais aussi la Communauté d’agglomération Seine-Eure, sont aussi partie prenante de cette candidature. Un projet construit avec Rouen comme port d’attache et les territoires qui bordent la Seine comme des quais d’embarquement. Avec pour objectif de faire travailler ensemble, habitants, artistes, entreprises, associations et acteurs culturels pour s’appuyer sur le label Capitale européenne de la culture pour faire évoluer le territoire.

La candidature Rouen Seine normande 2028 s’articule autour de trois axes :

  • Une candidature des savoirs partagés : Aider chacun à s’intéresser à toutes les formes de savoirs et savoir-faire (intellectuels, manuels, sociaux), leurs exigences et leur transmission et à les mettre au service d’un projet commun. Cette candidature doit être pensée comme un symbole d’ouverture, une candidature où chacun peut apprendre de l’autre
  • Une candidature pour les générations futures : Une candidature avec et pour les générations futures, au service des enfants et de la jeunesse et des générations à venir
  • Une candidature de la Seine : un territoire de projet cohérent le long de la Seine normande. Partir de ses méandres, flâner sur ses berges, retrouver son passé, l’aider à définir son avenir en cherchant à comprendre ce que nous pouvons lui apporter et en quoi la culture peut se régénérer à son contact.

Deux autres villes – une d’un État européen et une autre d’un État candidat ou potentiellement candidat pour entrer dans l’Union – sont désignées chaque année pour Capitale européenne de la Culture. Pour 2028, České Budějovice (République tchèque) et Skopje (Macédoine du Nord, en attente d’approbation formelle) ont été choisies.



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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