Divertissement

La Sheats Goldstein Residence, joyau de la modernité prisé des fortunes d’Hollywood – Le Monde


Retrouvez tous les épisodes de la série « Los Angeles, rêve d’architecte » ici.

Sur les hauteurs du quartier huppé de Beverly Hills, une maison greffée à la roche s’élance au-dessus du vide. Sa coque anguleuse, ouverte comme un grand bec d’oiseau, embrasse tout l’horizon de Los Angeles. Pas de frontière entre intérieur et extérieur, seulement une baie vitrée actionnable à distance. Pas de garde-corps au bout de la terrasse. Rien qui pourrait entraver le sentiment grisant de flotter dans le ciel au-dessus de cette immensité plane que vient à peine troubler au loin la petite excroissance des tours de Bunker Hill, le quartier de la finance.

Un portrait de James Goldstein par le photographe Michel Comte, près du patio de la Sheats Goldstein Residence, à Beverly Crest, à Los Angeles, le 12 juillet 2023.

La végétation s’engouffre partout, dans la salle de bains à ciel ouvert, dans le plan d’eau qui longe l’entrée de la maison, le long du rocher auquel elle s’adosse, où les grenouilles barbotent entre les nénuphars… La lumière du jour s’infiltre dans les failles, jusqu’au fond de la grotte où une pluie de rayons s’abat sur les banquettes depuis des petits trous percés dans la voûte.

Bienvenue à la Sheats Goldstein Residence, une des maisons modernes les plus hallucinantes de Los Angeles. Elle a été conçue en 1963 par John Lautner (1911-1994), un élève de Frank Lloyd Wright (1867-1959), l’architecte du Musée Guggenheim de New York, qui contribua très tôt à établir la ville du cinéma comme un des plus fascinants laboratoires de formes du XXe siècle. La demeure doit sa notoriété aux photos de Julius Shulman (1910-2009), régional de l’étape, qui a magnifié tant de chefs-d’œuvre de l’architecture moderne. Mais aussi aux frères Coen, qui en firent, dans The Big Lebowski (1998), la résidence d’un pornographe interprété par Ben Gazzara, à Snoop Dogg, à Pharrell Williams et aux nombreux rappeurs qui y tournèrent des clips, ainsi qu’à de nombreux photographes de mode qui en ont fait une véritable icône de la pop culture.

Futuriste et organique

Ce n’est pas la première maison de Lautner à jouer les starlettes. La Chemosphere, construite en 1960 sur la pente à 45 degrés d’une colline d’Hollywood, joue un rôle de premier plan dans Body Double (1984), de Brian De Palma. Cette structure panoptique, aux allures de soucoupe volante posée sur un pilier en béton de 9 mètres, était taillée pour déchaîner la paranoïa du personnage principal. Quelques années plus tôt, l’Elrod House (1968), à Palm Springs (Californie), accueillait un combat épique entre James Bond et deux gymnastes aux allures de mannequins dans Les Diamants sont éternels (1971), de Guy Hamilton.

Il vous reste 75.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button