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“C’est quoi ton body count ?” Tout savoir sur la dernière tendance … – NEON


Voilà maintenant plusieurs mois que le “body count” a émergé sur TikTok. Vous l’avez peut-être aperçu en traînant sur les réseaux sociaux, sans même savoir de quoi il s’agissait. Pourtant, cette tendance est largement problématique, notamment envers les femmes. On vous explique pourquoi…

Chaque mois, de nouvelles tendances débarquent sur TikTok et deviennent la nouvelle lubie des jeunes (et des moins jeunes, d’ailleurs). Malheureusement, elles sont loin d’être toujours saines et bienveillantes. Après le mouvement anti-crème solaire qui ne cesse d’inquiéter les médecins, le “body count”, un jeu misogyne et dégradant, est devenu viral ces dernières semaines sur le réseau social, analyse 20 Minutes. Mais de quoi s’agit-il ?

C’est quoi, le “body count” ?

Dans le monde du cinéma et des séries télévisées, le terme désigne le nombre total de morts à l’écran. Dans la vraie vie, et notamment sur les réseaux sociaux, en revanche, cela fait référence au nombre de partenaires sexuels qu’une personne a eus au cours de sa vie.

Bien que populaire, le “body count” pose de nombreux problèmes. D’abord, il résume les relations intimes à un simple chiffre et donne donc une image assez superficielle et simpliste de la sexualité (ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité, rappelons-le). Ensuite, ce phénomène pousse aussi les gens à se comparer les un·e·s aux autres. De quoi faire naître des jugements de valeur et des critiques, mais aussi d’entacher la confiance de certain·e·s. Bref, déjà, psychologiquement, c’est loin d’être génial. Mais c’était sans compter sur le sexisme, voire sur le masculinisme, que cette notion a fait émerger sur la Toile et qui frappe de plein fouet les utilisatrices.

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Un jeu devenu viral sur les réseaux sociaux

Selon le HuffPost, le “body count” a pris de l’ampleur sur TikTok avec la publication d’une vidéo par tiktokeur Ugo Original, dans laquelle on le voit demander à des inconnu·e·s dans la rue le nombre de personnes avec qui iels ont couché jusqu’à présent. Vidéo qui a connu un vif succès, à tel point que le créateur de contenus en a rapidement posté d’autres du même genre (qui ont cumulé des millions de vues).

@ugoriginal

(Pt.2) Ca tire à balles réelles 🤣 #bodycount

♬ son original – ugoriginal

De nombreux internautes ont ensuite repris l’idée, faisant du concept… une tendance virale sur les réseaux sociaux. Certain·e·s vont même plus loin en demandant aux passant·e·s de deviner le “body count” d’autres personnes dans la rue. Le physique, la tenue vestimentaire, mais aussi le genre des individu·e·s ciblé·e·s par cette “devinette” deviennent alors les uniques critères permettant à la personne de répondre… Grossophobie, sexisme, racisme… on vous laisse imaginer ce que cela peut engendrer.

Les femmes victimes d’une misogynie sans nom

Surtout, le “body count” entraîne une misogynie sans nom. Car là encore, les hommes et les femmes ne sont pas traité·e·s de la même manière (évidemment). Lorsque la gent masculine annonce fièrement le nombre de partenaires sexuel·le·s qu’elle a eus au cours de sa vie, l’humour, les félicitations, voire le respect sont de mise. C’est bien connu, plus un homme a de conquêtes, plus il est viril.

En revanche, quand les femmes annoncent un compteur trop élevé à leur tableau de chasse (concrètement, qui dépasse le chiffre de 5), elles subissent des commentaires déplacés, des remarques salaces, des critiques et des insultes. Sur les réseaux sociaux, celles qui auraient l’audace d’assumer avoir couché avec plus d’une dizaine de personnes se font souvent couvrir d’injures. “Cela montre à quel point la personne ne se respecte pas… Devenir le vide-couilles de 50 mecs et me dire que tu as de l’amour-propre et du respect envers toi-même ptdr, succombez comme des animaux à vos envies. On veut quelqu’un de mature et qui sait ce qu’elle veut”, a par exemple commenté un internaute sur X (Twitter).

Bref, les femmes qui ne sont pas vierges (celles-ci sont rangées dans la case des prudes) ou qui ont accumulé “trop” de partenaires sont (très) mal vues, voire considérées comme un danger potentiel. Une perception vielle comme le monde, direz-vous (le “Don Juan” VS la “pute”). Mais cela signifie bien que les mentalités n’ont (malheureusement) pas tant évolué que cela…

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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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