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Ligue 1 : le PSG entame sa révolution, Luis Enrique en maître du jeu – Le Figaro


DÉCRYPTAGE – Si les contours de l’effectif sont encore flous avant le premier match de la saison en L1, ce samedi (21h), contre Lorient, le coach espagnol est l’homme de base du nouveau projet.

Le changement, c’est maintenant ! Après une campagne 2022-23 catastrophique a tous les niveaux, le Paris Saint-Germain entame «une nouvelle ère», dixit Nasser Al-Khelaïfi. Terminée celle superstars toutes puissantes. Le club de la capitale entend miser sur les jeunes, si possible français, le collectif, et mettre «l’institution au-dessus de tout et tous». Ce qui serait effectivement une sacrée nouveauté sur les bords de la Seine… Nasser Al-Khelaïfi n’a plus envie de plaisanter ou de transiger. Il n’est désormais plus intéressé «par les résultats immédiats» mais par une équipe qui file droit et qui pratique «un bon football», la notion de «plaisir» aussi. «On a de l’ambition, celle du jeu, la manière dont mon équipe va jouer au football. J’ai envie d’en profiter», martèle le dirigeant qatarien, enthousiaste et sûr de lui.

Les mauvaises langues diront que c’est la gestion qatarienne qui a plongé le club dans la situation où il en est, et que «NAK» nous a souvent habitués à ce genre de déclarations tapageuses… sans qu’elles ne soient suivies d’effet. «Nouveau coach, nouveau cycle, nouvelle façon de jouer», a encore expliqué le président du Paris-SG, qui essaie d’allier les actes à la parole. Lionel Messi et Sergio Ramos laissés libres, Neymar et Marco Verratti poussés vers la sortie, intransigeance face au placardisé Kylian Mbappé… Peut-être qu’il n’est jamais trop tard pour un Paris Saint-Germain qui a trop longtemps pris des décisions lunaires, le Qatar priorisant visiblement l’image et le Mondial de Doha aux résultats des Rouge et Bleu.

Déjà neuf arrivées, et ce n’est pas fini

En attendant de connaître l’issue des feuilletons Neymar et Verratti, mais aussi et surtout de celui qui concerne Kylian Mbappé, ce dernier étant écarté depuis la tournée parisienne de présaison en Asie, le PSG version 2023-24 attaque la saison avec neuf nouvelles têtes : Manuel Ugarte, Lucas Hernández, Kang-in Lee, Milan Skriniar, Marco Asensio, Arnau Tenas, Cher Ndour, Gonçalo Ramos et Ousmane Dembélé, dont on attend encore l’officialisation. Et ce n’est sans doute pas terminé, ni dans le sens des arrivées, ni dans celui des départs, sachant que le loft déborde encore d’indésirables (Wijnaldum, Paredes, Diallo…). Jusqu’ici, seuls El Chadaille Bitshiabu, Mauro Icardi et Junior Dina Ebimbe ont trouvé preneur.


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Toujours est-il que le Parc des Princes a été habitué au caviar ces dernières années en termes d’individualités. Du lourd et encore du lourd. Sur le papier, le compte n’y est pas vraiment. Encore que, les supporters parisiens ont surtout eu leur lot de déceptions, de défaites, de soirée soporifiques, notamment ces deux dernières saisons sous Mauricio Pochettino et Christophe Galtier. Des campagnes lors desquelles le PSG s’en est si souvent remis au talent de ses stars, et notamment Mbappé, pour faire la différence. Ça ne peut marcher qu’un temps, Paris a payé pour voir. C’est aussi ça, la révolution attendue : avec Luis Enrique, «l’identité offensive est non négociable». Le coach espagnol de 53 ans n’avait peut-être quand même pas prévu qu’on aurait encore droit à une saga Mbappé – «J’espère qu’un accord sera trouvé» – et que l’été serait aussi chaud sur le front des transferts en arrivant à Paris. Quoique, c’est surtout Poissy qu’il a vu jusqu’ici, et le nouveau centre d’entraînement du club champion de France. «Paris me semble bien loin», sourit-il.


Je veux 95 minutes de football total, d’intensité maximale, de jeu offensif.

Luis Enrique

L’architecte de… la remontada de 2017 sait en tout cas bien que le PSG ne marchait que sur courant alternatif dans le jeu ces dernières saisons. «Je suis là, pour changer cela. On veut être compétitif sur 90, 95 ou 100 minutes dans chaque match de championnat ou de Coupe de France afin d’être prêt pour la Ligue des champions, martèle-t-il. Je ne veux pas voir une équipe différente en C1. Je ne veux pas n’avoir que 10-15 minutes à pleine intensité. Je veux 95 minutes de football total, d’intensité maximale, de jeu offensif, afin de montrer aux supporters qu’on est professionnel et qu’on veut leur donner du plaisir. Ce sera très différent de ce qu’on a pu voir par le passé.»

Premier test grandeur nature ce samedi (21h), au Parc des Princes, avec la réception de Lorient pour le compte de la première journée du championnat de France. «De ce que je vois jusqu’ici, de ce que je sens, je pense qu’on parviendra à avoir ce rythme, poursuit l’ancien sélectionneur de la Roja. Les joueurs ne seront évidemment pas à 100% dès samedi, ce n’est que le premier match de la saison, mais de ce que je vois à l’entraînement, la progression est déjà sensible. On sait que le premier match sera compliqué. On veut donner du plaisir aux supporters mais Lorient va nous rendre la tâche difficile, c’est une très bonne équipe qui nous a battus la saison dernière. On va essayer de gérer ce match de la meilleure manière possible. On veut être meilleur de la première à la dernière minute», assure-t-il encore, lui qui estime que «le PSG doit être l’un des favoris dans toutes les compétitions».

Luis Enrique espère redonner le sourire au Parc des Princes. Federico Pestellini / PANORAMIC

Quand on voit l’effectif de Manchester City ou du Bayern Munich, ce ne sera peut-être pas le cas en C1 cette saison… Luis Enrique est toutefois venu pour bâtir sur la durée. Contrairement à ses prédécesseurs, il devrait avoir un certain nombre de latitudes en matière de coaching. «Poche» et «Galette» ne pouvaient en effet pas proposer grand-chose une fois qu’ils avaient mis le trio Mbappé, Neymar, Messi sur la feuille de match… «Bien sûr que nous perdrons des matches. Mais nous devons travailler à partir de la base, avec le football que nous voulons implémenter depuis les équipes de jeunes jusqu’à l’équipe première, c’est aussi pour cela que nous avons ce beau centre d’entraînement», glissait encore Al-Khelaïfi début juillet, estimant qu’il y a «trop d’attentes autour de la Ligue des champions».

De l’ambition, mais…

Et le dirigeant qatarien d’ajouter : «Bien sûr que nous avons de l’ambition, à 100%, mais de l’ambition avec de la logique, nous avons tout le temps pour travailler, les feux sont au vert, on ne s’occupe pas des résultats immédiats. C’est la nouvelle ère du PSG. Ça change. Vous les médias, vous nous avez mis dans la tête que nous devions gagner la C1, mais tout le monde veut gagner, moi aussi. Mais nous devons d’abord construire les bases.» Un peu de mauvaise foi n’a jamais tué personne, apparemment, sachant que «NAK» a souvent été le premier à parler de sacre en C1 depuis l’arrivée de QSI, en 2011…

En tout cas, alors que le peuple parisien était au bord du dégoût profond en fin de saison dernière et que le club est dans le flou en ce qui concerne la composition de son effectif, le tout entre deux polémiques et une bataille de communication qui tourne au ridicule avec le clan Mbappé, Luis Enrique entame son grand chantier ce samedi, face aux Merlus lorientais. L’occasion de (re)parler football à Paris, ça changera. Une chose est sûre : en attendant d’avoir un effectif digne des meilleurs clubs d’Europe, «Lucho» a du boulot pour changer le logiciel et faire de ce PSG une équipe qui se repose sur son collectif pour faire la différence. Mission impossible ? Sans doute pas. Mais il faudra peut-être s’armer de patience. D’autant que le groupe est affaibli par quelques pépins et encore incomplet à ce stade du mercato. L’avenir dira si la révolution voulue par la direction représentait un coup pour rien ou un coup de maître.



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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