Rugby

Tournoi des Six-Nations. La chronique de Guy Accoceberry : « Il faut peut-être jouer au rugby tout simplement » – Sud Ouest


Les joueurs français avaient besoin de se retrouver là où ils avaient failli à Marseille : le combat, la solidarité. Dans ce domaine, ils se sont envoyés. Ils n’ont rien lâché quand ils ont dû défendre devant leur ligne en fin de première…

Les joueurs français avaient besoin de se retrouver là où ils avaient failli à Marseille : le combat, la solidarité. Dans ce domaine, ils se sont envoyés. Ils n’ont rien lâché quand ils ont dû défendre devant leur ligne en fin de première mi-temps puis en fin de match. Ils étaient vexés après la gifle encaissée contre les Irlandais. Et cette réaction est évidemment positive. Une défaite aurait amené plus de doutes.

Mais au-delà de cette satisfaction, on est obligé de revenir sur le contenu. Il y a eu quelques satisfactions lors de la première mi-temps qui a été assez équilibrée. Mais la deuxième mi-temps a été très triste. Heureusement, qu’il y a eu l’éclair de Louis Bielle-Biarrey. Mais cela a manqué de contenu offensif. On sent que les Bleus ne sont pas du tout en confiance dans ce secteur. Cela manque de repères et de réelles envies de garder le ballon, de l’utiliser.

C’est un peu dommage. Quand on regarde le Top 14, Toulouse, l’Union Bordeaux-Bègles, La Rochelle, le Racing 92 qui concentrent 80 % des internationaux français, sont des équipes capables de se faire des passes. Je ne vois pas pourquoi, cela ne pourrait pas être transposé à l’équipe de France. Mais pour cela, il faut une volonté. Ce qui pose la question de l’intégration des nouveaux membres du staff. Eux aussi ont une place à prendre, des choses à apporter dans cette dynamique.

« Redéfinir son identité »

Mais l’équipe de France est aujourd’hui convalescente. Un nouveau cycle commence. Les joueurs avaient un objectif qui était d’être Champions du monde. Ils avaient des repères dans un système de jeu défini par Fabien Galthié. Ils pouvaient ne pas l’aimer mais ils s’étaient mis à fond dedans, d’autant qu’il leur a vite amené des victoires. Là, le rêve s’est brisé. Certains joueurs ont passé la trentaine et n’ont plus forcément la même fraîcheur. Ils ont peut-être envie d’autre chose en termes de jeu. Peut-être ont-ils vu les limites du système pendant la Coupe du monde. Il faut le faire évoluer, jouer au rugby tout simplement.

L’équipe de France a besoin de redéfinir son identité. L’entrée des jeunes (Le Garrec, Tuilagi, Roumat, NDLR) en deuxième mi-temps a montré qu’il y avait de la qualité dans le rugby français. On a des joueurs de classe. La régénération passera peut être par là. L’envie de jouer viendra de l’intégration progressive de la jeunesse.



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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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