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Les rencontres se suivent et se ressemblent et les discussions vont bon train. Débutées en juillet dernier avec des membres du cabinet de la Première ministre Elisabeth Borne, les discussions se sont poursuivies en août entre les associations Justice Initiative, la Fédération des Enfants Déracinés des DROM (FEDD) avec cette fois Sébastien Gallois, représentant du Secrétaire d’Etat chargée de la protection de l’enfance, Charlotte Caubel.

Il s’agissait d’évoquer non seulement le cas des enfants réunionnais dits de la Creuse, victimes d’exil forcé et d’abus en tous genres il y a une trentaine d’années, mais également de la maltraitance des enfants en général. Car pour les deux associations, la France peut et doit être à la pointe de la lutte contre la maltraitance des enfants.

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D’ailleurs, à cette occasion, Valérie Andanson, directrice du pôle français de Justice Initiative entourée de deux autres membres de l’ONG et secrétaire et chargée de communication de la Fédération des Enfants Déracinés des DROM (FEDD) en a profité pour évoquer le travail de prévention de lutte contre la maltraitance au niveau européen qu’a entrepris son association. L’accent a notamment été mis sur la pétition lancée au niveau européen pour demander aux autorités de Bruxelles une nouvelle législation européenne afin de protéger les mineurs des abus en ligne et permettre une utilisation protégée d’internet.

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 Valérie Andanson, secrétaire et chargée de communication de la FEDD, Sébastien Gallois,  représentant du Secrétaire d’Etat chargée de la protection de l’enfance, Charlotte Caubel et  Maria Munozgerstein (Justice Initiative) © DR

Une motion sur le cas des enfants dits de la Creuse déposée auprès du Conseil
de l’Europe

La discussion a également porté sur la situation des enfants dits de la Creuse, victimes d’exil forcé entre 1962 et 1984. Les deux associations ont informé les autorités de la motion déposée par Justice Initiative à Strasbourg au Conseil de l’Europe portant sur quatre éléments fondamentaux : vérité, reconnaissance, réparation et prévention.

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Une motion que les associations souhaitent voir soutenir par les autorités françaises. A l’instar de ce qu’avaient fait les représentants de Madame Borne, Sébastien Gallois a témoigné de l’engagement du gouvernement français en faveur de la protection de l’enfance et a garanti son ouverture et sa disponibilité sur les deux dossiers. Les trois parties ont convenu de se revoir et de maintenir leur coopération.

Véra Pagnoni (Justice Initiative), Maria Munozgerstein (Justice Initiative) et Valérie Andanson, secrétaire et chargée de communication de la FEDD © DR

Un projet de lieu de mémoire à Guéret dans la Creuse

Cette rencontre s’est déroulée par ailleurs en présence de Guillaume Fourgeaud, directeur adjoint du président de la région Nouvelle Aquitaine et d’Elisabeth Rabesandratana, avocate et représentante des victimes auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Une présence liée au projet de création d’un lieu de mémoire à Guéret dans la Creuse. Il s’agit d’obtenir « un chez
nous », plaide Valérie Andanson, elle –même victime d’exil forcé et membre de la Fédération des Enfants Déracinés des DROM (FEDD) .

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Ce lieu de mémoire serait un pas important vers une nouvelle reconnaissance et un acte fort pour une réconciliation. Il pourrait un lieu de ressources qui, à partir des expériences des enfants dits de la Creuse dédié à l’enfance. Ce projet est d’ailleurs l’une des préconisations des experts de la commission Vitale, du nom du sociologue Philippe Vitale qui a dirigé ladite commission.

Une façon de faire perdurer dans la mémoire collective cette douloureuse histoire comme une espèce de thérapie pour les victimes car comme le rappelle encore Valérie Andanson « nous sommes la mémoire vive d’une page sombre de l’histoire de France, nos parcours d’enfants exilés ont été semés d’abus en tous genres, nous voulons donc maintenant protéger l’enfant
d’aujourd’hui et de demain, nos expériences doivent servir pour la prévention ». Une manière de dire : plus jamais ça.

 



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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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