Économie

Économiser des sous en retapant un meuble | Dollars et cents – L’actualité


Vous avez déjà eu un coup de cœur pour une vieille commode abandonnée en bordure de la route ? Ou pour des chaises, aperçues sur Marketplace, qu’une couche de peinture suffirait à mettre au goût du jour ? Avec moins de 50 dollars et un peu d’huile de coude, vous pouvez obtenir un meuble qui vous aurait coûté des centaines de dollars si vous l’aviez acheté neuf. 

À moins d’être expérimenté, il peut toutefois être hasardeux de déterminer si le résultat escompté vaut l’investissement en temps et en argent. Pour éviter que vous finissiez par vous dire « j’aurais donc dû aller chez IKEA », deux pros ont accepté de faire part de quelques trucs.

Choisir un meuble qui en vaut la peine

D’un point de vue environnemental, il est presque toujours préférable de renipper ses vieux meubles plutôt que d’acheter du neuf. Mais si vous voulez en avoir pour votre temps et votre argent, vous devez choisir précautionneusement l’objet à rafraîchir.

« L’idéal est de vérifier si le meuble en vaut la peine avant de vous lancer. Et c’est souvent le cas avec le mobilier ancien : le bois est de qualité, les bâtis sont solides », affirme Anne-Marie Dion, artiste multidisciplinaire, qui a retapé plusieurs meubles dans sa vie pour elle et sa famille, en plus de l’avoir déjà fait professionnellement. 

Vous avez également intérêt à regarder si le meuble a été bien préservé. « Une fois, je suis tombée en amour avec une chaise déposée sur le bord de la rue, et en défaisant le dossier pour la recouvrir, j’ai constaté que le bois à l’intérieur était pourri », se souvient-elle.

Commencer avec un petit ouvrage

Comme premier ouvrage, une table de chevet défraîchie ou une commode d’une couleur douteuse peuvent être de bonnes options, puisque cela limitera le temps et l’argent à investir.

« Si c’est du bois verni et qu’on y voit des cernes, par exemple, il est parfois possible de simplement appliquer une teinture compatible avec le vernis d’antan, explique Anne-Marie Dion. J’ai déjà fait ce genre de travail avec des caissons que j’accrochais au mur, et en un rien de temps, ils étaient comme neufs. » Le quincaillier peut nous aider à trouver le vernis adéquat.

La peinture à la craie minérale, offerte en plusieurs couleurs, peut aussi faire des miracles pour revaloriser un meuble. Plus épaisse que la peinture classique, elle est très couvrante, ne laisse pas voir les coups de pinceau et peut être appliquée sur une foule de types de surface, comme le bois, le plastique, l’osier, le métal et même… la mélamine ! Parfois sans préparation à part un nettoyage, d’autres fois, si la surface n’est pas poreuse par exemple, en mettant d’abord un apprêt d’adhérence. Cette peinture est mate et il est possible de lui donner différents aspects à la finition, comme lui ajouter une couche d’un autre produit pour un fini craquelé, la poncer pour obtenir un effet vieillot, faire des motifs au pochoir : les possibilités sont infinies.

« C’est vraiment une solution facile et abordable pour un premier ouvrage, et on peut changer complètement l’apparence d’un meuble avec cette peinture qui sèche vite et qui est non toxique », affirme Kim Debkoski, propriétaire de la boutique Paon d’art, à Sainte-Agathe-des-Monts, qui vend des produits spécialisés pour « revamper » les meubles et qui organise aussi des ateliers pour se familiariser avec les différentes techniques.

Prix d’un pot de peinture à la craie minérale de 473 ml (qui couvre 5,5 m, donc une quantité suffisante pour revaloriser une table de salle à manger ou une grosse commode) : une trentaine de dollars plus taxes.

Oser un travail plus ambitieux  

Si votre premier ouvrage s’est bien déroulé, vous voudrez peut-être vous lancer dans quelque chose de plus ambitieux. Par exemple, peindre vos armoires de cuisine au lieu de les changer. « C’est vraiment une solution économique qui donne souvent un très beau résultat », assure Kim Debkoski. 

Vous avez envie de faire vos premiers pas dans le recouvrement ? Commencer avec une assise de chaise peut être un bon plan une fois que vous aurez déniché un tissu de revêtement qui vous plaît (c’est assez facile à trouver en ligne). « Il faut aller chercher des informations de base, il y en a beaucoup sur YouTube, affirme Anne-Marie Dion. Avec une agrafeuse (ainsi que quelques autres petits outils communs, comme des pinces et un tournevis plat, par exemple) et un peu d’habileté, on peut faire de belles choses. »

Si vous avez des outils pour travailler le bois, les possibilités sont infinies. Anne-Marie Dion est déjà tombée sous le charme d’une table des années 1950 avec un bâti en chrome. « Elle était magnifique, mais le dessus en Arborite était délavé, se souvient-elle. Mon mari, habitué à travailler le bois, l’a enlevé pour en mettre un nouveau en contreplaqué de merisier qui avait coûté quelques centaines de dollars. Cela a donné un super résultat. » Il faut vraiment aimer le meuble pour investir une telle somme, reconnaît-elle. Mais une table comme celle-là, neuve ou restaurée, vaudrait sans doute le double. 

Attention toutefois au décapage ! Cela peut être tentant de retrouver le bois naturel pour le vernir. « Mais c’est beaucoup de travail et on ne sait jamais combien de couches de peinture il y a, alors ça peut être très long, prévient Anne-Marie Dion. Il faut aussi être bien équipé, avoir de l’espace aéré et vouloir y investir du temps. »

Au-delà des économies potentielles, le plus important est d’avoir un coup de cœur pour le meuble qu’on revalorise. « Même si une chaise est chambranlante, c’est correct si vous l’aimez vraiment et qu’elle sert de décoration dans une pièce. Tout est une question de goût et de motivation », conclut l’artiste.

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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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