Environnement

“Mais qui a piqué Valérie?”, une enquête littéraire qui met en avant les changements environnementaux du quartier de … – LaDepeche.fr


l’essentiel
“Mais qui a piqué Valérie?” est une enquête littéraire, réalisée par le journaliste Pierre Carrey. Un ouvrage à mi-chemin entre le roman et le reportage. Le focus est mis sur le quartier de la poudrette et la ZAC Bas-Pays afin de “comprendre comment ce havre de paix se trouve aujourd’hui menacé”.

Pierre Carrey est journaliste indépendant. Il est originaire des Hautes-Pyrénées. Aujourd’hui installé en région parisienne, il revient régulièrement en Occitanie.

Quelle est la genèse de cet ouvrage? Comment êtes-vous arrivé dans le quartier de la Poudrette?

Je cherchais un terrain de reportage dans le Sud-Ouest car ma famille et mes amis qui sont en Occitanie m’avaient fait remonter une problématique croissante : le moustique venait perturber le quotidien et notamment le repas du midi dans le jardin! J’ai choisi Montauban pour découvrir l’une des rares villes d’Occitanie que je ne connaissais pas. J’avais au départ plusieurs lieux de reportage possible : le quartier de Villebourbon, le cours Foucault et la Poudrette. Montauban est une ville très exposée aux moustiques car il y a de nombreux points d’eau. Elle a en outre un exécutif municipal qui travaille sur la question, qui mène des campagnes de démoustication. 

J’ai découvert que chemin de la Poudrette, zone tampon entre la ville et la campagne, il y  avait beaucoup de moustiques et que, en plus des moustiques, il y avait un problème environnemental plus lourd qui est celui de l’urbanisation et de la construction d’un nouveau quartier et d’un boulevard urbain. Tous les problèmes environnementaux sont liés. Le moustique est lié à l’environnement, au changement de notre mode de vie. Je trouvais que ce lieu était une très belle illustration de ce que pouvait être aujourd’hui l’intrusion des moustiques dans notre quotidien.

Quand êtes-vous venu à Montauban? Qui avez-vous rencontré ?

Je suis venu en juin dernier. À ce moment-là je n’étais même pas certain de faire un reportage, je venais en repérage. Je ne savais pas non plus que ce reportage prendrait la forme d’un livre. Puis je suis revenu au mois d’août. Mes deux passages sont intervenus au moment de la destruction des bois de la Poudrette

J’ai rencontré des gens du quartier. Tout est vrai, les personnes, les lieux, les situations. Je n’ai rien inventé. J’y ai découvert des personnes attachantes qui défendent le petit bonheur de ce quartier qui s’est construit dans les années 80. Un petit coin de paradis pour des ressortissants de la classe moyenne. Mais ce petit paradis est aujourd’hui doublement menacé par le moustique et un projet immobilier.

J’ai aussi discuté avec le service Hygiène de la municipalité qui a en charge la question des moustiques et l’élu Gérard Catala.

A lire aussi :
ZAC Bas-Pays Montauban : France nature environnement 82 déplace le combat sur le terrain juridique

Donc en fait, d’une enquête sur le moustique vous avez un peu dévié et êtes venu enrichir votre histoire avec la problématique liée à la transformation du quartier de la Poudrette ?

Oui, car les problématiques sont liées. L’enquête sur le moustique vient aussi interroger les pratiques agricoles. Il nous permet de voyager d’un bout à l’autre de la ville, d’un bout à l’autre de notre environnement. C’était impossible de raconter la vie du chemin de la Poudrette sans parler du combat qu’ils mènent. Il y a pratiquement deux histoires en une.

Quel est votre sentiment sur l’avenir de ce quartier ?

Les travaux qui ont commencé il y a 20 ans, avaient été mis en suspens et ont bien débuté maintenant. Tout est prêt pour installer de nouveaux logements, certains sont déjà sortis de terre. On voit qu’il y a une transformation puissante. Ce quartier m’a fait l’effet d’un village gaulois essayant de résister à l’urbanisation et l’augmentation de la population. Les habitants que j’ai rencontrés ne sont pourtant pas hostiles aux nouveaux habitants. Ils sont conscients que la chance qu’ils ont eue dans les années 80 devait profiter à de nouvelles personnes. Le vrai problème pour eux c’est l’impression d’un manque de concertation, de communication et de compensation aussi. Car leurs vies quotidiennes n’auront plus rien à voir dès lors qu’il y aura une augmentation du trafic routier, des logements avec des vis-à-vis, alors que jusqu’à présent ils voyaient plutôt des chevreuils et des oiseaux… Je me demande si ce n’est pas la fin du dernier quartier vraiment vert de Montauban. C’est la fin en tout cas d’un petit rêve, et ça, ça fait de la peine…

Disponible depuis le 5 avril, notamment dans les points de vente suivants :  Cultura à Montauban, Espace culturel Leclerc à Montauban, Librairie la Femme renard à Montauban et Au chemin des livres à Auvillar.
Une collection de XXI, revue indépendante d’enquêtes et de grands reportages. 9€



Source link

Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button