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Basket-ball : le Rochelais Romain Leroy a accompagné le sacre … – Sud Ouest


Le Rochelais Romain Leroy est un homme heureux. Ancien assistant coach de Strasbourg recruté cet été par Limoges (Betclic Élite), officie également depuis plusieurs saisons au sein de différents staffs des équipes de France jeunes. Cet été, c’est avec les U18 françaises qu’il a pris part au championnat d’Europe, en Lituanie, à Klaipeda. Après avoir raté de peu une place en finale de la Ligue des champions 2021 avec la SIG, il a cette fois connu les joies d’un titre européen puisque les Bleuettes ont dominé sans partage…

Le Rochelais Romain Leroy est un homme heureux. Ancien assistant coach de Strasbourg recruté cet été par Limoges (Betclic Élite), officie également depuis plusieurs saisons au sein de différents staffs des équipes de France jeunes. Cet été, c’est avec les U18 françaises qu’il a pris part au championnat d’Europe, en Lituanie, à Klaipeda. Après avoir raté de peu une place en finale de la Ligue des champions 2021 avec la SIG, il a cette fois connu les joies d’un titre européen puisque les Bleuettes ont dominé sans partage le tournoi – 7 victoires en 7 matchs avec un écart moyen de 25,1 points. En finale, elles n’ont laissé aucune chance à la Lettonie, dimanche soir (85-59), après avoir dominé l’Espagne en demie. Alors que les joueuses n’en finissaient plus de chanter leur joie, et avant de faire ses valises pour le voyage retour, le technicien a pris le temps de raconter son bonheur.

À titre personnel, cela doit être quelque chose d’accompagner un sacre européen ?

Oui ! La saison dernière, déjà, j’avais connu une campagne super intéressante avec une médaille de bronze lors de la Coupe du monde U17F. Là, on nous avait proposé ce projet en décembre avec une difficulté, qui était de constituer le groupe, sachant que les U19 ont disputé le championnat du monde en juillet (la France a fini 4e, NDLR) et que le réservoir de joueuses n’est pas extensible. On avait une liste resserrée au départ qui a donné entière satisfaction avec un état d’esprit incroyable qui leur a permis d’aller au bout.


« Ces démonstrations sont liées à l’état d’esprit des filles », souligne Romain Leroy (assis, à droite).

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Ce titre doit être d’autant plus fort que c’est le premier, pour vous, au niveau international ?

Oui, c’est ma 10e campagne, pour boucler ma 19e saison pro et c’est ma 3e médaille, après le bronze en U18 en 2017. J’avoue que je ne réalise pas, parce que ça fait 35 jours qu’on a la tête dans le guidon. Moi je suis arrivée quasiment dans la foulée de ma saison avec Strasbourg, j’ai déménagé à Limoges entre les deux. Je ne réalise pas, on va prendre l’avion très tôt, dans trois heures (l’entretien a eu lieu un peu avant 23 heures, NDLR), je réaliserai sûrement demain (ce lundi), quand je vais m’endormir lamentablement en arrivant (sourire).

Pourtant, les Bleuettes ont fait de sacrées démonstrations face à la Lettonie mais aussi contre l’Espagne en demie (75-47) ?

Ces démonstrations sont liées à l’état d’esprit des filles, qui ont été en totale adéquation avec leurs discours, les objectifs qu’elles s’étaient fixés et ce qu’elles ont mis sur le terrain pour y arriver. À titre personnel, je n’avais jamais vécu ça, pourtant j’ai quelques années au compteur. Ce qu’elles ont fait était incroyable. On n’est pas passé loin de la correctionnelle contre l’Italie en quart (84-83 après prolongations, NDLR), mais ce match nous a fait un bien fou parce que ça nous a permis de nous recâbler. C’est ce qui nous a permis de passer contre l’Espagne et de dérouler aujourd’hui. On a établi un code de travail et des valeurs avec les joueuses, car nous sommes juste là pour les accompagner, cela a fonctionné.

Désormais, c’est le staff qui va devoir se mettre au niveau des joueuses pour la fête ?

(Rires.) On va surtout faire les valises, monter dans le bus et prendre deux ou trois jours de repos bien mérités avant de reprendre nos missions respectives. J’ai commencé ma saison le 12 août dernier, et là j’enchaîne (rires)…

« Je suis heureux de les accompagner, de les voir réussir, mais c’est leur titre, pas le mien »

Trois semaines après le titre européen des U20 garçons, ce tournoi confirme un peu plus le statut de place forte de la France au niveau international…

Oui, et aussi le fait qu’aujourd’hui il y a des gens qui travaillent partout et qui permettent aux joueuses et aux joueurs de se développer. On a un vrai potentiel dans le basket français, la Fédération travaille dans ce sens-là. Sur les catégories U20, il y a des coaches pros, c’est une façon de voir les choses qui permet d’avoir des résultats très, très régulièrement, même si les compétitions n’ont rien de facile, même si on gagne de plus de 20 points aujourd’hui. Il y a des heures et des heures d’entraînement derrière. Moi, je suis heureux de les accompagner, de les voir réussir, mais c’est leur titre, pas le mien.

Désormais, il vous faudra vite vous « nettoyer » la tête avant d’intégrer le CSP Limoges ?

C’est ça (rires), il va falloir basculer très, très vite, car la reprise est demain (lundi, NDLR). On a tout un protocole lié au titre à la Fédé le même jour, mais il faut vite que je bascule sur ce club que j’ai hâte de découvrir !



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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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