Éducation

Lons-le-Saunier. Animateurs au centre aéré de Montciel : « On … – Le Progrès


Chaque jour d’été, 150 enfants franchissent en moyenne le palier du centre aéré de Montciel. À partir de 8 heures, animatrices et animateurs veillent au bon déroulement de la journée. Une mission qui va au-delà de la simple garderie.

Louis Gagnepain

Aujourd’hui à 16:30

Ce n’est pas parce que les enfants ont troqué leurs stylos et cahiers pour des ballons de foot et jeux en plein air que l’éducation est en suspens. Au centre aéré de Montciel, les différents encadrants doivent veiller chaque semaine sur une horde d’enfants. Une mission importante, qui nécessite, surtout, beaucoup de pédagogie et de patience.

L’équipe d’animateurs qui encadrent, au quotidien, quelque 150 enfants.   Photo Solène WEYER

Pour les enfants, cette saison estivale 2023 est orientée vers les arts du spectacle.   Photo Louis GAGNEPAIN

Les enfants du centre aéré ont aussi photographié leur environnement avec Julien Arbez, photographe professionnel.   Photo Jean Paul BARTHELET

Les petits en mode lecture   Photo Jean Paul BARTHELET

La réouverture du site de Montciel Aventure est une aubaine pour les enfants du centre aéré.   Photo Philippe TRIAS

Avec les « grands », « il ne faut pas s’énerver mais rester ferme »

À l’extérieur de la maison réservée aux « grands », les cartes sont distribuées sur la table. Sophie Cabaud est de la partie. Cette Jurassienne animatrice depuis quatre ans tente de faire patienter son groupe de douze enfants avant l’accrobranche. « J’ai accroché à cette dimension sociale », confie-t-elle, sans cesse demandée par les gamins. « On va plus loin que la simple garde d’enfants, on a des responsabilités, on apprend le vivre-ensemble. » Une mission ardue à cet âge. Deux enfants se soufflent des insultes, Sophie Cabaud leur rappelle alors les règles de vie. « Je veux instaurer une relation de confiance, il ne faut pas s’énerver mais rester ferme. Au départ c’est difficile de se faire respecter, les enfants sont plus durs aujourd’hui » avoue l’animatrice. Citer « le bureau de Delphine » (N.D.L.R., Delphine Guyot directrice du centre ), est un dernier recours qui est souvent efficace.

À 10 h 45, la troupe part dans la bonne humeur pour l’accrobranche à 500 mètres du centre. Un cadre idéal, apprécié par les enfants : « Ce n’est pas une punition de venir au centre, on peut choisir nos activités » s’accordent Philaé et Gaspard. C’est la première fois que Sophie Cabaud fait de l’accrobranche. « Ces enfants nous tirent vers le haut quelque part » conclut-elle. Les consignes lues et les baudriers enfilés, les enfants filent sur les différents parcours du bois.

Le calme avant le grand jeu pour les « moyens »

Une cinquantaine d’enfants sont allongés sur des plaides colorés dans l’herbe. Pour les « moyens » finie la sieste à l’étage, l’heure est à la lecture. Un temps calme avant le début du grand jeu consacré au cinéma à 15 heures. « On doit gérer notre calme et notre patience », résume Galiane Lyandier, stagiaire BAFA au centre. « Il y a pas mal de mauvais joueurs ou de tricheurs également, n’est-ce pas ? » Elle s’adresse à un des enfants à côté. Plus loin, « La belle et la bête » est lu à 22 autres bambins. L’un d’eux s’est endormi. D’autres s’impatientent pour le temps libre. Synonymes de football, structure de l’aire de jeu et autre amusement.

Dès l’autorisation des animatrices, les couvertures sont désertées. Tellement vite qu’aucun n’a pensé à les plier et les ranger. Ni une ni deux, Galiane et sa collègue rappellent la fourmilière. Un nouveau rappel des règles de « vivre-ensemble ».

Avec les petits, un travail sur le goût

Il est à peine midi, une partie du réfectoire est déjà occupée. Entouré de peintures très abstraites, le mobilier rouge et jaune se rétrécit, les serviettes sont étiquetées. Les « petits » se mettent à table. Au menu aujourd’hui : melon, poulet, légumes et tartelette au chocolat. « Le travail sur le goût est essentiel. À cet âge la marge de manœuvre est encore importante » révèle Perrine Champomier, animatrice. « Haricolis », « pestacle », « feu d’artifix », la « pause » déjeuner est animée autour de la table. « On a développé un vrai décodeur pour déchiffrer leur langage » s’amuse l’animatrice. Alors que le dessert est identifiable sur certains visages, les enfants sont de plus en plus distraits. L’occasion de mettre un terme au déjeuner avant d’aller à la sieste ou au temps calme selon les consignes des parents. Une distribution militaire de doudous et tétines s’opère dès le retour des sanitaires avant d’aller rejoindre les lits respectifs, tous orientés afin qu’aucun enfant ne puisse se regarder. « Le plus compliqué avec cet âge, c’est de s’écouter tous ensemble, remarque Perrine Champomier. On doit éveiller leur motivation chaque jour. On propose un fil rouge qui les accompagnera tout au long de la semaine, il y a une vraie préparation.



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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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