Athlétisme

OM – Panathinaïkos : les notes du match – Foot Mercato


Après avoir chuté sur la plus petite des marges la semaine dernière (1-0), lors du match aller sur la pelouse de l’Apostolos Nikolaidis Stadium, l’Olympique de Marseille se devait de renverser la tendance dans l’enfer du Vélodrome. L’entraîneur espagnol Marcelino alignait un traditionnel 4-4-2 avec Pau Lopez dans les cages derrière une défense formée de Lodi, Mbemba, Gigot et Clauss. Au milieu, les Phocéens pouvaient compter sur Ounahi, Rongier, Veretout et Sarr. En attaque, Aubameyang et Ndiaye pointaient devant. Le match s’est rapidement emballé avec l’ouverture du score signée Pierre-Emerick Aubameyang sur une longue ouverture d’Ismaila Sarr (2e, 1-0). Les pensionnaires du Vélodrome ont clairement réalisé une grande entame, à l’image de cette nouvelle tentative du Gabonais contrée puis mal reprise par Ounahi (9e) ou ce festival de Ndiaye dans la surface grecque (11e).

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L’international sénégalais a une nouvelle fois tenté une frappe inspirée après un contrôle orienté, bien repoussée par le portier Alberto Brignoli (21e). La première période a été synonyme d’ultra-domination de l’OM face à une équipe du Panathinaïkos pétrifiée dans l’ambiance électrique du Vélodrome. Les joueurs de Marcelino ont enchaîné les occasions franches dans le premier acte, notamment sur corner avec coup sur coup une tête puissante de Gigot (30e) et une volée de Clauss contrée (31e). Et peu avant la pause, les Phocéens se sont mis à l’abri grâce à un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang sur un service de Clauss sur le côté droit (45e+1, 2-0). En seconde période, les Marseillais n’ont pas tardé avant d’enchaîner et ont même cru tripler la mise avec Ismaïla Sarr sur un magnifique centre d’Aubameyang mais l’arbitre de la rencontre, Monsieur Michael Oliver, signale le Sénégalais hors-jeu (52e).


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Guendouzi et l’OM tombent de haut

À plusieurs reprises, au cours du deuxième acte, Sarr a fait parler sa vitesse pour amener du danger comme lors de cette percée avec cette frappe en force repoussée du pied par Brignoli (61e). Marcelino a réalisé quelques changements avec notamment l’entrée d’Amine Harit à la place d’Azzedine Ounahi. Les Prásini, pourtant malmenés, ont eu quelques occasions de réagir pour accrocher les prolongations. Les rentrées de Sebastian Palacios et Bernard ont fait un bien fou aux joueurs d’Ivan Jovanovic. Les deux joueurs sont d’ailleurs impliqués sur cette belle frappe trop croisée (76e). Sur le corner suivant, Mladenovic place un coup de tête puissant bien arrêté par Lopez (78e).

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Dans les derniers instants, Mattéo Guendouzi a été fautif d’une main sur le corner des Grecs : après vérification à la VAR, un pénalty a été accordé au Pana et transformé Fotis Ioannidis (90e+8). Direction les prolongations durant lesquelles l’OM croyait avoir fait le plus dur en marquant mais Sarr a été signalé hors-jeu (113e). Place aux tirs au but : si le Pana a réussi ses deux premiers essais, l’OM a loupé sa première tentative dans les pieds de Mattéo Guendouzi. Les Grecs ont tout simplement rien raté, de quoi s’assurer leur qualification et rejoindre Braga en barrages. Le match aller aura lieu sur la pelouse de l’Estádio Municipal de Braga le 23 août prochain. Avec la revanche retour à l’Apostolos Nikolaidis Stadium prévue une semaine plus tard, le 29 août.

L’homme du match : Pierre-Emerick Aubameyang (8) : par deux fois, “PEA” a fait la différence pour tromper Alberto Brignoli. Dès son premier ballon, à la 2e minute, sur une contre-attaque éclaire, Ismaïla Sarr fait briller le Gabonais, auteur d’un appel en profondeur qui se transformera en but, après que ce dernier n’élimine le portier adverse. Mais Aubameyang a également doublé la mise, juste avant la pause (45e), en coupant le centre de Jonathan Clauss au premier poteau. Au-delà des buts, il y a l’impact sur le jeu. L’ancien des Blues a pesé sur les défenseurs en multipliant les courses, tout en libérant Illiman Ndiaye, lui-aussi très en vue, mais aussi Sarr, qu’il a servi sur un délice d’extérieur du pied à la 53e avant que son but ne soit annulé. Il sortira à la 80e pour Vitinha, auteur d’un gros raté dès son premier ballon mais qui a transformé son penalty avec autorité.

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Panathinaïkos :

– Brignoli (4,5) : très rapidement, le gardien italien a été surpris par l’ouverture du score précoce d’Aubameyang (2e). Il se rattrape néanmoins avec un bel arrêt devant le Gabonais (9e). L’Italien a encore été en vue face à une frappe vicieuse de Ndiaye (21e). Il s’est mué en héros sur une jolie tête de Gigot (30e) puis en faisant un arrêt réflexe face à Aubameyang (33e). Dégoûtant une nouvelle fois l’ancien attaquant de Chelsea (43e), il pliait face à lui dans la foulée (45e +1). Il a concédé un nouveau but de Sarr finalement refusé pour hors-jeu (54e). Peu inquiété par la suite, il a concédé un nouveau but via Vitinha lors des prolongations, mais il a été également refusé (110e). Il réalise une belle sortie devant Clauss dans les dernières secondes (120e +3e). Il a repoussé la tentative de Guendouzi lors des tirs au but.

– Vagiannidis (3,5) : occupé par Ndiaye et Ounahi qui ont bien fait mal dans sa zone d’influence, le Grec a davantage défendu qu’attaqué. Auteur d’une intervention limite devant Aubameyang, il est passé proche de concéder un penalty (30e). Une première période difficile pour lui. C’est de son côté que vient le but hors-jeu de Sarr (54e). Il a reçu un carton jaune sur une faute stupide sur Lodi (67e). Cependant, il réalise un joli retour lors des prolongations face à Lodi (100e) et rehausse sa performance.

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– Jedvaj (3,5) : peu à l’aise en début de rencontre, il est coupable d’une grosse erreur de relance provoquant une double occasion phocéenne (9e). Affichant de la fébrilité, le Croate est mal entré dans son match et s’est rapidement retrouvé averti (18e). Une nouvelle erreur de sa part offrait une opportunité énorme à Aubameyang (33e). Mieux par la suite, il aurait pu marquer sans un bel arrêt de Lopez (78e). Une prestation qui s’est améliorée au fil du temps et il a plutôt bien terminé la rencontre.

– Magnússon (5,5) : sérieux dans les duels, l’Islandais a néanmoins été limité par son manque de vitesse par séquence. Mieux que son compère croate, il a su annihiler quelques offensives adverses même s’il a beaucoup subi. En seconde période, il a continué de colmater les brèches à l’image d’une belle intervention devant Ndiaye (60e). Son jeu long a aussi fait des ravages. Lors des prolongations, son sauvetage sur la ligne a été déterminant (105e). Son placement est néanmoins douteux sur le but refusé à Vitinha (110e) sans pour autant prêter à conséquences. Un des meilleurs du club grec ce soir.

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– Juankar (3) : très actif à l’aller, le latéral espagnol a vu son influence être réduite. Son équipe disposant de moins de maîtrise que la semaine passée. Sérieux sur l’aspect défensif un premier temps, il a bloqué Clauss un temps avant que ce dernier lui en fasse voir de toutes les couleurs. Fautif sur le but finalement refusé à Sarr (54e), il a connu une soirée beaucoup moins éclatante qu’en Grèce six jours plus tôt et a totalement coulé. Mladenović (70e, note : 5) l’a remplacé et s’est offert une frappe totalement manquée lors des prolongations (103e). Ce dernier a apporté dans le jeu long et a transformé son penalty synonyme de qualification.

– Vilhena (4,5) : à l’image de son coéquipier Pérez, le Néerlandais s’est heurté à une équipe olympienne qui a démarré fort. Plus à l’aise, il a apporté sa présence physique et son habileté technique à son équipe lors des moments difficiles. Une belle intervention devant Veretout à l’entrée de la surface (24e). Il aurait pu faire mal en contre, mais Clauss est venu le bloquer (40e). Il a aussi tenté de loin sans trouver le cadre (51e). Il est sorti au profit de Čerin (70e, note : 3) dont l’apport a été globalement faible. Averti au début des prolongations (91e), il n’a pas fait grand-chose.

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– Pérez (3) : voulant compenser une défense déséquilibrée sur la première action, l’Espagnol se fait enrhumer par l’appel d’Aubameyang synonyme de but (2e). Quelques minutes plus tard, c’est Ndiaye qui se jouait de lui, mais ne trouvait pas le cadre (12e). Voulant aider ses compères sur les phases défensives, il a souvent été à contretemps comme dans un duel aérien face à Gigot (30e). Par la suite, il a seulement existé quand l’OM a baissé le pied lors du dernier quart d’heure. Il a reçu un carton jaune pour contestation à la fin des 90 minutes initiales (90e +6). Il a mieux terminé ce match.

– Mancini (3) : alerté quelques fois dans la profondeur, Mancini a été assez quelconque dans cette partie et a eu peu de choses à se mettre sous la dent en première période. Pas forcément plus séduisant par la suite, il est passé à côté de sa rencontre comme beaucoup de ses coéquipiers. Il a néanmoins bien fini avec une frappe dangereuse (85e). Dangereuse comme sa grosse faute sur Clauss dans la foulée qui lui a valu un carton jaune (88e). Lors des prolongations, il a de nouveau disparu avant de céder sa place à László Kleinheisler (105e). Le Hongrois a transformé son penalty avec beaucoup de réussite.

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– Đuričić (2,5) : peu trouvé dans un début de match où il a surtout défendu, le Serbe est notamment passé proche de dévier malencontreusement un tir de Clauss dans son but (31e). Il a lancé Vilhena vers la surface adverse et c’est à peu près tout lors du premier acte (40e). Il est finalement sorti au profit de Bernard (63e, note : 5). Buteur à l’aller, le Brésilien a délivré un joli ballon pour Palacios qui aurait pu aller au fond (76e). Il aurait pu faire mal en contre, mais Lodi l’a rattrapé de justesse (120e). Comme attendu, il n’a pas tremblé lors des tirs au but.

– Verbič (2,5) : l’ancien du Dynamo Kiev a lui aussi été peu en vue. On notera toutefois une bonne récupération pour Šporar et c’est tout. Remplacé à la pause par Palacios (5) qui est passé proche du 2-1 quand son équipe était au bord de l’élimination (76e). L’Argentin a poussé pour faire la différence et a bénéficié du fait que l’OM a reculé petit à petit. Une bien belle entrée pour l’un des joueurs qui aura réveillé le Panathinaïkos. Il fusille totalement Blanco lors de la séance de tirs au but.

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– Šporar (2,5) : bien lancé par son compère Verbič, il était repris par Gigot en contre (11e). Le Slovène a connu une première période bien terne et a essayé d’apporter dans le pressing, à défaut de pouvoir exposer ses qualités. Ionnadis (63e, note : 5) l’a remplacé peu après l’heure de jeu. Malgré une réaction de son équipe, il n’a pas su se montrer. En tout cas c’était jusqu’au penalty concédé par Guendouzi en fin de match qu’il a su propulser au fond des filets (90e +9). Utile lors des prolongations, il a apporté plus de poids dans les duels. Il a transformé son tir au but.

Olympique de Marseille :

– Lopez (5) : fautif à l’aller et peu rassurant, Pau Lopez n’aura pas eu grand chose à faire ce soir devant ses supporters, du moins en première période. Son équipe, très haute sur le terrain, a annihilé le jeu des Grecs, qui ont eu du mal à se projeter jusqu’à la cage du portier phocéen. Un arrêt réflexe qui mérite d’être souligné à la 77e, un autre, plus fort, à la 85e. Avant de craquer, dans le temps additionnel, sur penalty, après que Mattéo Guendouzi ait touché le ballon de la main. Remplacé par Ruben Blanco à la 120e pour la séance de tirs aux but, qui n’a pas été en mesure de stopper le moindre tir.

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– Clauss (7,5) : omniprésent, Jonathan Clauss a livré une performance de haut vol, défensivement comme offensivement. Très affuté, le latéral droit est impliqué sur les deux buts de Pierre-Emerick Aubameyang, en lançant Ismaïla Sarr dans un premier temps puis en distillant un amour de centre juste avant la pause sur le but du Gabonais (45e). En prolongation, Clauss a continué à y croire, en multipliant les percées jusqu’à la surface adverse, jusqu’à libérer Mattéo Guendouzi, passeur décisif sur le but… refusé de Vitinha (110e). Match XXL devant son public.

– Gigot (6,5) : toujours aussi régulier, Samuel Gigot a répondu présent ce soir face au Panathinaïkos. Associé à Mbemba, de retour dans le XI après avoir été relégué sur le banc à l’aller, le défenseur central a été propre, comme à son habitude. Souvent dominateur au duel, Gigot a réalisé un gros tacle défensif en début de rencontre pour ensuite permettre à l’OM de se créer une occasion de but en contre. Rassurant jusqu’au coup de sifflet final.

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– Mbemba (5,5) : comme Samuel Gigot, Mbemba a été impeccable derrière, même si moins mis en danger, gênant les maigres offensives grecques en début de match. Bien aidé par un Renan Lodi appliqué, l’ancien défenseur de Porto a fait le travail au terme d’une rencontre cruciale pour les Olympiens. De quoi envoyer un message à Marcelino.

– Lodi (6) : si son compère Jonathan Clauss a sans doute pris toute la lumière, Renan Lodi n’aura pas démérité, au contraire. Plus défensif que l’ancien lensois, le latéral gauche a su se montrer dangereux à l’aide de ses centres bien travaillés. En démontre sa passe en demi-volée pour Samuel Gigot à la 30e qui aurait pu faire mouche pour le défenseur central. Solide, Lodi semble déjà bien intégré à l’OM, mais peut-être pas encore à 100 %. Le latéral aura tout donné malgré la défaite aux penalties.

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– Rongier (5,5) : remplaçant à l’aller, Valentin Rongier a récupéré sa place, son brassard, et a remis de l’ordre au milieu de terrain. Très actif, l’ancien nantais a rassuré ses coéquipiers, de par son placement, son calme et son activité. Toujours présent à la récupération, Rongier a mis les siens sur de bons rails. Plus discret en fin de rencontre, sans doute usé physiquement. Geoffroy Kondogbia devra se battre pour faire sa place.

– Veretout (6) : aux côtés de Valentin Rongier, Veretout aura réalisé un match sérieux et cohérent. Grâce à sa qualité de passe, l’ancien romain a constamment joué vers l’avant durant la première mi-temps. Une rencontre plutôt maîtrisée et une association avec Rongier qui a fait déjouer le Panathinaïkos, pourtant dominateur à l’aller dans ce secteur. Les entrants grecs ont cependant redistribué les cartes. Sur une grosse accélération, Veretout aurait pu voir son offrande pour Vitinha conclue par un but (104e), en vain. Il inscrira son penalty, lui.

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– Sarr (6,5) : le côté droit de l’OM a été grandiose, de A à Z. Souvent épaulé par un Jonathan Clauss en grande forme, Ismaïla Sarr a fait parler sa vitesse, sa puissance, et sa détermination. Dès le début du match, l’ailier parcourt le Vélodrome à grandes enjambées pour envoyer un ballon en profondeur pour Aubameyang, buteur dans la foulée (2e). Une passe décisive méritée, même si son placement lui a fait défaut à la 53e après que son but soit annulé pour un hors-jeu de quelques centimètres. Globalement, Sarr aura été l’un des meilleurs éléments de son équipe et n’a pas raté son tir au but.

– Ndiaye (6,5) : sorti sous les ovations du Vélodrome à la 68e minute, Illiman Ndiaye a régalé. Bien au-dessus de la moyenne techniquement, l’ancien attaquant de Sheffield a montré l’intégralité de sa panoplie offensive, même si ce dernier pêche à la finition. À la 20e minute, grâce à son jeu de corps, Ndiaye enrhume la défense du Pana avant d’écraser légèrement sa frappe du gauche. En décrochant pour apporter une solution permanente, il a permis à Aubameyang d’avoir la profondeur pour lui tout seul. Les deux ont montré leur meilleur visage ce soir, de quoi laisser présager un avenir radieux aux Marseillais cette saison. Il laisse Guendouzi (2) prendre sa place à la 68e, sous les applaudissements du public. L’entrant touchera le ballon de la main dans les derniers instants du temps additionnel, permettant au Pana de revenir à 2-1 et donc, d’accrocher la prolongation. L’ancien joueur d’Arsenal ratera aussi son penalty. Terrible.

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– Ounahi (5,5) : moins en vue que ses partenaires d’attaque, Ounahi a joué juste. Dans la lignée de sa belle performance face à Reims le week-end dernier (buteur), le meneur de jeu s’est montré très altruiste, souvent bien placé pour servir les siens. Son pressing à la 8e minute aurait pu permettre à Aubameyang d’alourdir le score, son manque de spontanéité à la 52e aussi. Il sera remplacé par Harit (5) à l’heure de jeu, pas inintéressant même si trop brouillon dans le dernier geste.

– Aubameyang (8) : ci-dessus

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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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