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Bayonne : Perle Bouge espère que les Jeux de Paris 2024 … – Sud Ouest


Perle Bouge multiplie les casquettes. Ambassadrice du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et athlète de haut niveau, la rameuse licenciée à l’Aviron Bayonnais figure également au sein de la commission des athlètes de Paris 2024. Présidée par Martin Fourcade, cette instance, impulsée en avril 2018, rassemble 18 sportifs. Quasiment tous médaillés olympiques ou paralympiques, ils soumettent leurs propositions à Tony Estanguet, grand manitou de ces Jeux parisiens, et réfléchissent aux solutions qui permettront d’impliquer, plus largement, la population française en 2024.

Perle Bouge multiplie les casquettes. Ambassadrice du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et athlète de haut niveau, la rameuse licenciée à l’Aviron Bayonnais figure également au sein de la commission des athlètes de Paris 2024. Présidée par Martin Fourcade, cette instance, impulsée en avril 2018, rassemble 18 sportifs. Quasiment tous médaillés olympiques ou paralympiques, ils soumettent leurs propositions à Tony Estanguet, grand manitou de ces Jeux parisiens, et réfléchissent aux solutions qui permettront d’impliquer, plus largement, la population française en 2024.

Chaque comité d’organisation des Jeux constitue une commission des athlètes. En quoi l’équipe de Paris 2024 est-elle différente des autres ?

C’est la première fois que les athlètes olympiques et paralympiques sont mélangés, regroupés. On y retrouve des hommes, des femmes, des sportifs d’été et des sportifs d’hiver. Certains sont retraités, d’autres entraînent (Guillaume Gille, Julien Benneteau, Florian Rousseau, NDLR). On a tous des attentes et des visions différentes. Cette diversité est très intéressante. Je n’ai pas le souvenir qu’il y ait déjà eu une commission avec des paralympiques. Le fait de travailler ensemble a permis de changer le regard de nos homologues valides. Au départ, certains pouvaient se demander ce qu’on faisait là. Maintenant, on est totalement intégré. Certains athlètes olympiques défendent même des propos ou idées pour les paralympiques, c’est chouette.

Quelles sont les propositions que vous avez pu soumettre aux équipes de Tony Estanguet ?

Contrairement à la cérémonie d’ouverture des JO, qui va se dérouler sur la Seine, celle des Jeux paralympiques (le 28 août 2024, NDLR) aurait dû être organisée au Stade de France. On ne trouvait pas ça vraiment juste. Nous aussi, nous voulions une cérémonie grandiose, une fête ouverte à tous dans Paris. On a vraiment insisté sur notre mécontentement. Cela veut dire qu’il y a de l’écoute. Un juste milieu a été trouvé. Des tribunes seront installées au cœur de la capitale (place de la Concorde et sur le bas des Champs-Élysées, NDLR). Je trouve ça génial de pouvoir partager ces moments avec les athlètes. On a hâte d’y être.

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Jeux olympiques de Paris 2024 : serons-nous prêts ?

La cérémonie d’ouverture aura lieu dans un an, le vendredi 26 juillet 2024. La construction des ouvrages dédiés aux compétitions avance à bon rythme. Deux points inquiètent : la sécurité et les transports

Les 18 athlètes qui composent la commission

En activité : Perle Bouge (para aviron), Marie Bochet (para ski), Lucas Créange (para tennis de table)
Retraités : Martin Fourcade (président, biathlon), Stéphane Diagana (athlétisme), Guillaume Gille (handball), Julien Benneteau (tennis), Florian Rousseau (cyclisme sur piste), Michael Jérémiasz (tennis fauteuil), Fabien Gilot (natation), Astrid Guyart (escrime), Fanny Horta (rugby à 7), Gwladys Epangue (taekwondo), Gévrise Emane (judo), Hélène Defrance (voile), Théo Curin (para natation), Jessica Harrison (triathlon), Diandra Tchatchouang (basket)

Sur quels autres sujets échangez-vous ?

Sur tout ce qui est important pour un athlète : la qualité de la nourriture, la qualité du sommeil, l’intégration de la famille et des amis. On a également réfléchi au design des médailles : comment on se la représente, comment on l’imagine. Toutes ces réflexions sont ensuite portées et proposées au comité d’organisation.

Vous avez souligné l’importance de l’intégration des familles. À l’image du demi-fondeur Jimmy Gressier et de la judokate Amandine Buchard, les sportifs tricolores sont de plus en plus nombreux à protester contre le coût des places, jugé trop élevé. Quelle est la position de la commission ?

Même en étant dans la commission ou en étant athlète, on n’a pas de priorité sur les places. Les Jeux, c’est un événement mondial. Il y a forcément plus de demande que d’offre. Oui il y a eu des places chères mais il y a aussi eu des places abordables. On sait le mécontentement. Malheureusement, on ne pourra pas faire plaisir à tout le monde. Il faut que les Français comprennent que des gens des autres nations sont prêts à payer. Eux aussi ont le droit de venir voir leurs athlètes…

Qu’attendez-vous précisément de ces Jeux paralympiques ?

On a pu le constater lors de la toute première Journée paralympique (le 8 octobre 2022, NDLR), il y a de l’engouement. Le public est de plus en plus demandeur. Du côté des médias, France Télévisions s’est engagé à retransmettre l’intégralité des Jeux. Les places seront, quant à elles, un peu moins chères. C’est l’opportunité de visiter de beaux sites historiques tout en assistant à des compétitions de haut niveau, comme on a pu le voir à Londres. En 2012, les gens venaient pour voir de véritables performances. J’espère que ces Jeux modifieront le regard sur le handicap en France. Tout le monde a sa place dans la société. Ce ne doit pas être un point final mais un tremplin. Ces Jeux doivent donner envie à des personnes en situation de handicap de sortir de chez eux, d’aller dans un club à côté de chez eux juste pour le plaisir de pratiquer.

Perle Bouge n’est pas encore qualifiée pour les Jeux de Paris. Une bonne performance aux prochains Mondiaux en Serbie pourrait la rapprocher de son objectif paralympique.


Perle Bouge n’est pas encore qualifiée pour les Jeux de Paris. Une bonne performance aux prochains Mondiaux en Serbie pourrait la rapprocher de son objectif paralympique.

Bertrand Lapègue/ « Sud Ouest »

À la recherche du précieux sésame

En plus de prendre part aux Jeux parisiens en sa qualité de membre de la commission des athlètes, Perle Bouge espère vivement s’aligner, avec son binôme Stéphane Tardieu, au départ du deux couple mixte (PR2 Mix2x). Le duo reste sur deux sixièmes places lors des championnats d’Europe et de l’ultime manche de Coupe du monde en juin dernier. La double médaillée paralympique (argent en 2012, bronze en 2016) a désormais les yeux rivés sur les Mondiaux de Belgrade, en septembre, qualificatifs pour les Jeux. « Il s’agit de qualifier la coque française dans une catégorie dense et relevée », explique la rameuse rennaise. Seuls les six premiers bateaux seront qualifiés d’office.
Encore une qualification
En cas d’échec, une régate de repêchage sera organisée en mai-juin 2024. « Si on peut déjà qualifier le bateau, cela nous permettrait de préparer plus sereinement la suite. » À savoir, les qualifications pour déterminer qui intégrera l’équipage tricolore. « Ça reste du sport de haut niveau, on sait que ça fait aussi partie des aléas, il faut l’accepter », lâche la Bayonnaise, fataliste.





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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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