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Vettel a pris la voiture plutôt que l’avion sur les GP européens – France Racing


Sebastian Vettel a pris sa retraite à l’issue de la saison 2022, le quadruple Champion du Monde a montré à plusieurs reprises son intérêt pour l’écologie et la façon dont il pouvait diminuer son empreinte carbone. Aujourd’hui il révèle qu’il s’est déplacé les derniers temps sur les courses européennes de F1 en voiture et non en avion.

Les dernières apparition de Sebastian Vettel au volant d’une monoplace se sont faites avec des F1 de sa collection personnelle (l’ancienne Williams FW14B de Nigel Mansell), mais ces dernières roulent désormais avec un carburant durable. Sebastian Vettel a baptisé ce programme ‘Race Without Trace’.

Vettel se déplace en voiture sur les circuits en Europe

La conscience écologique de Sebastian Vettel ne date pas d’hier, même lorsqu’il était encore en activité, il n’était pas rare de le voir arriver en vélo au circuit depuis son hôtel, voire même de dormir sur place dans les campings alloués aux fans. Aujourd’hui, c’est un Sebastian Vettel toujours engagé mais pas vraiment nostalgique de son temps passé en F1, il y garde un œil dessus mais profite désormais du temps qu’il passe en famille. Il a répondu aux questions de Red Bull dans son billet The Red Bulletin.

Les premiers mois sont passés très vite et j’ai apprécié de pouvoir organiser mon temps librement. De nombreux facteurs sont entrés en ligne de compte dans ma décision de me retirer. Je n’ai pas arrêté parce que je n’aimais plus le sport, que j’étais trop lent ou que je voulais absolument faire autre chose. Les retraites sont très individuelles. Pour moi, le temps a été l’un des facteurs déterminants : les nombreuses courses, le fait de savoir combien d’efforts sont nécessaires pour faire le travail correctement, selon moi.

En même temps, j’ai des enfants en bas âge à la maison. Cette période ne reviendra pas. Pour répondre à la question : la conduite, la compétition, c’est ce qui m’a plu jusqu’à la fin. Quand tu n’as plus qu’un seule tentative en qualification et que ça doit être la bonne, aussi les duels de course, ce sont les moments qui me manquent le plus. Je ne voulais plus faire certains compromis. De plus, mes enfants ont le droit de savoir que je suis plus présent pour eux. Je crois que je suis un peu sorti d’un monde que je trouvais si génial auparavant.

Dans quel contexte Sebastian Vettel a quitté la F1, et comment l’environnement et le climat a été un déclic pour lui ? Comment l’environnement et le climat évoluent-ils ?

Dans le contexte de notre époque, c’est lié aux intérêts que j’ai développés en dehors du sport automobile. Celui qui ne ferme pas les yeux perçoit les évolutions de la société. La F1 a certes occupé une grande partie de ma vie, mais elle n’est pas centrale pour les gens dans le monde. Quand on regarde plus loin que le bout de son nez, on voit les signes.

L’environnement est le sujet de notre génération. Nous nous trouvons dans la décennie décisive pour le climat, et c’est là que tout le monde est nécessaire. Nous devons tirer à la même corde. Mais j’applique ces efforts à moi-même d’abord.

Il y a quelques années, j’ai commencé à mesurer mon empreinte carbone. J’ai noté les kilomètres parcourus en voiture, chaque vol, chaque nuit. Voir ce chiffre comparé à celui d’un consommateur ordinaire m’a fait tomber des nues ! Ensuite, j’ai pris des mesures pour faire baisser ce chiffre. J’ai commencé à 400 tonnes, uniquement en relation avec la F1. À la fin, je suis descendu à 60 tonnes. (N.B. : la moyenne en Allemagne était d’environ 8 tonnes en 2021).

Et pour limiter son empreinte carbone, Sebastian Vettel a tout simplement changer son mode de transport, privilégiant le plus possible la voiture aux avions.

La majeure partie de la réduction a consisté à ne pas prendre l’avion. À l’exception de Silverstone et Budapest, je me suis rendu à toutes les courses européennes en voiture la saison dernière. Je ne veux rien imposer à personne, ni me faire passer pour un ange, mais c’est ainsi que j’ai commencé avec moi-même. Cette étape ne ressemblait pas du tout à un renoncement, mais était tout à fait logique, comme toutes les autres petites étapes que j’avais fixées en parallèle. Je me suis senti très satisfait.

Et au quotidien, quels sont les véhicules qu’utilisent Sebastian Vettel ?

La Porsche Taycan, donc électrique, et un van Volkswagen avec un moteur thermique. L’avantage du van, c’est que tout y rentre, des vélos aux enfants. Mais je trouve qu’un facteur décisif passe inaperçu dans le débat actuel (et très passionnant) sur la mobilité.

Beaucoup se demandent : qu’est-ce que je n’ai plus le droit de faire ? La question plus importante est pourtant : comment cela pourrait-il être mieux à l’avenir ? Si je regarde vers l’avant, je vois des villes plus agréables à vivre qu’aujourd’hui. Si j’imagine que les transports publics seront plus denses et plus fluides, que l’alternative ferroviaire sera meilleure qu’aujourd’hui, la question de la voiture ou de l’avion ne se posera peut-être même plus.

Dès que l’offre sera correcte, la majorité suivra. Beaucoup n’ont pas la vision de l’amélioration, de l’idée que ça va être bien. Le changement leur fait d’abord peur, il faut de l’imagination pour voir comment les choses seront meilleures à l’avenir qu’aujourd’hui.

A l’avenir, les 20 monoplaces de F1 seront neutres en carbone à partir de 2026. Mais la grande production de polluants est due aux déplacements des spectateurs. En ce sens, le sport automobile ne se distingue pas des autres grands événements comme les matchs de football ou les concerts. Alors 20 monoplaces neutres en carbone, n’est-ce pas simplement du greenwashing ?

La F1 a toujours été à la pointe de la technologie. Actuellement, la question est de savoir dans quelle mesure la technologie de propulsion actuelle, très complexe et passionnante, est pertinente pour la production en série. On pourrait faire plus dans ce domaine. Mais la propulsion électrique n’est pas adaptée à la F1 dans un avenir proche. Les courses sont trop longues et la puissance requise est trop élevée.

Le poids joue toujours un rôle important en F1, c’est pourquoi la propulsion électrique n’est pas praticable. C’est pourquoi les e-fuels synthétiques sont indispensables à court terme. Que cela se fasse à partir de 2026 est une bonne chose et dès maintenant serait mieux. Mais oui, il est encore plus important de maîtriser les émissions à tous les niveaux.

Et dans une mesure, comment tout le paddock de la F1 peut faire de meilleurs efforts pour alléger son empreinte carbone ? On sait que Mercedes a investit dans les carburants d’aviation durables.

Bien sûr, ce serait super si tout le monde arrivait à vélo. Mais mettre de l’ordre dans le calendrier serait une solution bien plus efficace. Prendre l’avion à travers le monde et revenir régulièrement en Europe pour quelques jours n’a pas de sens et n’est pas amusant non plus. Comment les fans se rendent-ils sur le circuit ? Qu’y consomme-t-on, quels idéaux y vivent-ils ?

Je pense que l’eau devrait être à la disposition de tous et à tout moment. A-t-on besoin de ces gobelets en plastique partout ? Je pense que les organisateurs de grands événements ont l’obligation de se poser ces questions. On commence par les grandes choses et on finit par les petites.

Et pour finir, malgré sa retraite, est-ce que la F1 passionne toujours Sebastian Vettel, lui à qui on prête souvent un futur rôle d’importance dans une équipe. N’a-t-il pas un petit regret en voyant l’Aston Martin si compétitive ?

La première course était un peu bizarre, mais entre-temps, j’aime vraiment la regarder. Je connais ce sport sur le bout des doigts, je l’aime toujours autant. Peut-être que je vois certaines choses différemment, mais je n’ai pas de sentiment de tristesse quand je regarde mes ex-collègues, pas du tout.

La première réaction de beaucoup de gens a été : “Que l’Aston Martin soit si rapide cette saison doit te faire regretter maintenant ? D’accord, ce serait peut-être plus facile à digérer si la voiture était vraiment mauvaise, dans le sens où : Je ne rate rien de toute façon. Non, je suis avant tout heureux pour l’équipe. Et je suis content pour Fernando Alonso. Pendant de longues années, il n’a pas eu de voiture dans laquelle il pouvait montrer sa classe de pilote. Maintenant, il le peut et il est devant. Red Bull Racing domine, j’y ai aussi beaucoup de connaissances et d’amis. Je me réjouis énormément lorsqu’ils gagnent.





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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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