Rugby

Reprise du Top 14 et de la Pro D2 : « Je ne pense pas que le … – Sud Ouest


Le Top 14 et la Pro D2 vont être rapidement suspendus en raison de la Coupe du monde (8 septembre – 28 octobre). Est-ce un mal nécessaire ?

En tout cas, c’est une obligation. Effectivement, nos compétitions vont être suspendues. Mais d’un mal, il faut tirer un bien. Pour ma part, je suis impatient de voir comment vont se comporter les clubs. Tout comme je le suis à l’idée de voir les jokers Coupe du monde ainsi que l’inclusion des jeunes joueurs de nos centres de formation, notamment ceux qui viennent de remporter la Coupe du monde des moins de 20 ans. C’est une opportunité de les faire progresser plus vite. Je suis certain que ça va apporter un vent de fraîcheur sur…

Le Top 14 et la Pro D2 vont être rapidement suspendus en raison de la Coupe du monde (8 septembre – 28 octobre). Est-ce un mal nécessaire ?

En tout cas, c’est une obligation. Effectivement, nos compétitions vont être suspendues. Mais d’un mal, il faut tirer un bien. Pour ma part, je suis impatient de voir comment vont se comporter les clubs. Tout comme je le suis à l’idée de voir les jokers Coupe du monde ainsi que l’inclusion des jeunes joueurs de nos centres de formation, notamment ceux qui viennent de remporter la Coupe du monde des moins de 20 ans. C’est une opportunité de les faire progresser plus vite. Je suis certain que ça va apporter un vent de fraîcheur sur nos compétitions. Avec le retour des internationaux après la Coupe du monde, le niveau de nos compétitions augmentera encore.

Cette interruption va brouiller la lecture des compétitions. Comment faire en sorte que le produit ne soit pas trop abîmé ?

Je ne pense pas que ce soit un risque. Il va y avoir un gros engouement avec cette Coupe du monde en France et avec le soutien à notre équipe nationale. Si les championnats débutent bien lors des trois premières journées, la reprise sera facilitée. Je ne pense pas que le produit soit dévalorisé.

En cas de qualification en finale, les internationaux tricolores pourraient ne pas revenir en club avant la fin du mois de novembre. Cela ne serait-il pas dommageable en termes d’image si les plus gros pourvoyeurs que sont Toulouse ou La Rochelle devaient ne pas réussir à se qualifier en phase finale ?

Bien sûr. Mais vous savez, les clubs trouvent toujours des solutions. Les meilleurs sont toujours au rendez-vous, les finales des dernières années le démontrent. Et le public suit ! La saison dernière, nous avons eu plus de 15 000 spectateurs de moyenne en Top 14. C’est un record. Je suis optimiste.

Les clubs professionnels ont beaucoup été mis à contribution pour le XV de France. Quel type de retombées espérez-vous ?

On s’est rendu compte après le Covid que le rugby était très attractif. Nous avons déjà retrouvé nos chiffres d’avant pandémie en termes d’affluence, de partenariats. La Coupe du monde donnera un gros coup de projecteur sur le rugby, surtout conjugué à l’engouement que suscitent nos joueurs. Ça fera venir davantage de jeunes au rugby, mais aussi des spectateurs dans les stades, des partenaires intéressés par le produit rugby. Ça nous permettra encore d’accélérer notre reprise économique.

À quel point la réussite du XV de France est-elle nécessaire au rugby professionnel ?

Le but, c’est que le rugby français rayonne dans toutes ses strates. Les résultats de l’équipe de France et le talent des joueurs formés dans nos clubs vont booster la progression du rugby français qui est déjà en tête d’un point de vue sportif – ce sont les clubs français qui ont remporté les trois dernières Champions Cup – mais aussi en matière de notoriété ou de résultats économiques.

Êtes-vous confiant dans la capacité du rugby professionnel à rester au soutien du XV de France au-delà de l’horizon délimité par la Coupe du monde ?

Ce ne sont pas les résultats du XV de France à la Coupe du monde qui dynamiseront ou non le rugby français. C’est un une dynamique alimentée par le Tournoi, les matchs des tournées et ça continuera avec les compétitions internationales et la future Coupe du monde des clubs. Les encadrements des clubs soutiendront toujours l’équipe de France pour en profiter indirectement. Cela même si certains sont plus impactés que d’autres.

Si le début de la saison sera perturbé par la Coupe du monde, la fin sera elle impactée par les JO. L’organisation de la finale à Marseille n’entraînera-t-elle pas un préjudice financier pour la Ligue ?

Je ne le pense pas. Compte tenu des conditions de mise à disposition du Stade de France et par rapport à ce que nous attendons de celles du Stade Vélodrome, il n’y aura pas de préjudice économique. Même si on peut regretter que plusieurs milliers de spectateurs ne puissent pas y assister par rapport à la normale.

Les demi-finales auront lieu à Bordeaux, un événement qui aura également lieu au Matmut en 2027. C’était une condition pour que Bordeaux accepte de renoncer à l’organisation des demies en 2025, comme c’était prévu initialement ?

Oui, tout à fait. Les demi-finales 2024 devaient avoir lieu à Lille, mais les JO l’en empêchent. Bordeaux, qui devait les recevoir en 2025, a accepté de les prendre en 2024 mais en demandant de revenir en 2027. Nous n’avions pas trop le choix. Mais c’est une bonne chose.

Antoine Dupont a laissé entendre qu’il voulait disputer les JO. La Ligue peut-elle faciliter les négociations contractuelles entre le Stade Toulousain et la Fédération pour y parvenir ?

Si la Fédération et le joueur vont dans ce sens, la question ne se pose qu’entre ce dernier et son club. Mais si tout le monde a la même volonté, je ne vois pas pourquoi un accord ne serait pas trouvé. C’est presque un problème de riche ! On a la chance d’avoir la Coupe du monde en France, les meilleurs clubs de rugby professionnels, et de recevoir les JO avec le rugby à 7… La Ligue n’a pas à prendre position, mais elle sera là en facilitateur.

Le plan stratégique du rugby pour les quatre prochaines saisons sera présenté en novembre. Quelles sont ses grandes lignes ?

Il est déjà établi et validé. Il sera annoncé après l’assemblée générale. Il s’agit de consolider nos bons résultats pour attirer plus de spectateurs et d’améliorer certains axes tels que l’arbitrage. Avec la Fédération, nous allons investir pour donner les moyens aux arbitres d’être plus performants. Il faut également développer le rugby à sept et le rugby féminin. C’est un axe essentiel.

Les réunions se poursuivent pour la mise en place d’une Coupe du monde des clubs. Où en est ce projet ?

Il avance. Les Ligues sont associées, c’est notable même si c’est à titre consultatif : j’ai déjà participé à deux réunions. Il y a des problèmes d’harmonisation des calendriers qui se posent entre les hémisphères sud et nord, mais ils ne sont pas insurmontables. Les échéances en termes de droits télévisés ne sont pas les mêmes pour tous. Mais il faudra faire coïncider tout cela pour donner le top départ. Mais nous sommes en bonne voie.

Vous êtes à mi-mandat, les prochaines élections à la présidence de la LNR auront lieu au premier trimestre 2025. Avez-vous d’ores et déjà la volonté de vous représenter ?

Pas du tout. Je suis attaché à mon premier mandat. Mes deux objectifs étaient de renouer les liens entre le XV de France et nos clubs ainsi que d’avoir un mode de fonctionnement plus participatif au sein de la Ligue. Je peux vous dire qu’elle avance à grands pas. Nous verrons en 2025 quel bilan nous pourrons présenter. Mais à mi-mandat, il me paraît extrêmement positif.



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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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