Criminalité

«Des gros voleurs» : l’influenceuse Poupette Kenza sanctionnée de … – Le Figaro


Dans une série de photos, vidéos et messages postés mercredi soir, l’influenceuse Poupette Kenza se plaint d’une sanction de la DGCCRF. Snapchat Poupette Kenza

Kenza Benchrif, qui partage son quotidien à ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, a indiqué avoir été épinglée par la Répression des fraudes pour pratique commerciale trompeuse.

«J’ai trop les nerfs.» L’influenceuse Poupette Kenza, de son vrai nom Kenza Benchrif, a partagé ce mercredi 16 août à ses abonnés Snapchat une «très mauvaise nouvelle» : une lettre de la Répression des fraudes (DGCCRF) lui annonçant une sanction de 50.000 euros pour pratique commerciale trompeuse. Il lui est reproché d’avoir fait la publicité d’un blanchisseur de dents interdit à la vente en France, le tout sans indiquer qu’il s’agissait d’une publication commerciale, pour laquelle elle était rémunérée par la marque, selon le courrier qu’elle a diffusé sur le réseau social.

«C’est des gros voleurs», s’indigne-t-elle, assurant que les autres influenceurs qui auraient fait la publicité de ce même produit n’auraient eu qu’un simple rappel à la loi. Poupette Kenza, 23 ans, cumule plus d’un million d’abonnés sur chacun des principaux réseaux sociaux – Snapchat, Instagram et TikTok – où elle partage son quotidien avec ses deux jeunes enfants. «Le pire, s’étrangle-t-elle, c’est que c’est une amende, t’es obligé de la payer sinon tu vas en prison.»

Publication de la sanction sur ses réseaux sociaux

Selon le courrier qu’elle a partagé, il s’agit en fait d’une amende transactionnelle proposée par la DGCCRF, en accord avec le procureur de Rouen. Cette procédure permet, «par le paiement d’une somme d’argent définie par l’administration, de finaliser la procédure dans des délais plus courts que ceux d’une procédure pénale», explique la Répression des fraudes sur son site. L’administration est ainsi certaine d’encaisser la somme et participe à «désengorger les tribunaux». Quant au professionnel visé, il évite des frais d’avocat et peut «clore le dossier au plus vite». En 2021, Nabilla avait ainsi accepté de régler 20.000 euros à l’administration pour clore une procédure similaire.

Si elle accepte la proposition, Poupette Kenza devrait également publier un communiqué faisant part de la sanction sur Snapchat, Instagram et TikTok, peut-on lire dans le courrier qu’elle a partagé. Sur Instagram par exemple, la publication devrait être épinglée – c’est-à-dire rester en tête du compte – pendant 30 jours et mentionner les raisons de la sanction ainsi qu’un logo de la DGCCRF. Contactée par Le Figaro au sujet de cette procédure, la Répression des fraudes n’avait pas répondu au moment de la publication de cet article.

«Imagine je fais appel [sic] et au final je paie plus», s’interroge dans un premier temps l’influenceuse, avant de demander à ses abonnés le contact «du meilleur avocat fiscaliste de France». Kenza Benchrif indique vouloir «partager» la somme à payer avec la marque qui aurait dit ne pas être au courant que la vente du produit était interdite en France. La jeune femme assure quelques minutes plus tard avoir finalement «refusé la transaction», ce qui l’exposerait à la poursuite de la procédure judiciaire et à une amende prononcée par un juge.

Accusations de maltraitance infantile

Ce ne sont pas les premiers ennuis de Poupette Kenza avec la justice : l’influenceuse avait déjà été placée en garde à vue en début d’année, accusée de maltraitance infantile. Le rappeur Booba l’avait également visée dans sa campagne de dénonciation des «influvoleurs».

Se disant fatiguée des polémiques, et après s’être séparée de son mari, le père de ses enfants, elle indiquait mardi 15 août sur Instagram s’envoler pour un «nouveau départ» à Dubaï, où se sont exilés de nombreux influenceurs – que la justice française a bien du mal à poursuivre en cas d’infraction, même si la loi de régulation de leurs pratiques devrait lui faciliter la tâche. «Merci la France, pour tout ce que vous nous avez apporté», saluait Poupette Kenza devant l’aéroport. Avec la sanction de la DGCCRF, elle ne semble plus si nostalgique, à en croire la légende apposée sous l’une de ses vidéos : «Je suis bien contente de partir et vous donner zéro impôts vous m’avez bien pouillé [sic] avant de partir wallah.»



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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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