Culture et Société

Young Fathers, l’énergie d’être soi – Le Monde


Le festival Rock en Seine, qui se tient toutes les fins d’été dans le domaine national de Saint-Cloud, près de Paris, ne pouvait pas faire de meilleure annonce au printemps quand il a ajouté Young Fathers à sa programmation, déjà bien fournie avec Billie Eilish, The Chemical Brothers ou The Strokes.

Voir ce trio sur scène est une libération, une réjouissance, une expérience en soi. Détenteur du prestigieux Mercury Price pour leur premier album, Dead, en 2014, ils ont en quatre disques, et notamment le dernier, Heavy Heavy, imposé leur style où se télescopent l’énergie du punk, la rage du hip-hop, la beauté de la musique folk et les mélodies de la pop.

Indéfinissables, ceux qui se surnomment « Jeunes pères », car ils portent tous le prénom de leur patriarche, pourraient, sur scène, faire appel aux plus grands scénographes, mais les trois amis d’enfance venus d’Edimbourg préfèrent se présenter sur les plateaux des festivals comme ils sont dans leur studio en Ecosse. Avec eux, pas d’effets pyrotechniques, d’écrans vidéo ni de danseurs.

Pour leur fond de scène, ils n’ont qu’un simple drap troué, déniché dans un vieux théâtre de leur ville : « On nous l’a donné. Nos fans nous ont déjà proposé de le rapiécer ou de recoudre les trous, mais on l’aime comme ça », s’amuse Kayus Bankole, l’un des trois chanteurs. « Nos concerts, c’est un peu le bazar, comme dans notre studio, renchérit Graham Hastings, il y a des instruments par terre, prêts à être utilisés. »

Son camarade en convient, il n’a jamais utilisé l’harmonica, mais il reste à disposition au cas où. « C’est un casse-tête pour notre ingénieur du son, admet Kayus Bankole. Il doit être prêt pour l’imprévisible, à tout moment. Mais l’idée, c’est que le public se concentre sur nous et non sur le décor. D’ailleurs, l’éclairage de nos shows fait plus penser à une pièce de théâtre qu’à celui d’un concert de rock. »

Des textes issus de brainstormings

Les interviewer est aussi une expérience. Ils arrivent de manière perlée : l’un parce qu’il terminait de repasser sa chemise en viscose noire, l’autre, Alloysious Massaquoi, parce que son réveil n’a pas sonné. Puis, une fois ensemble, les trois copains, qui se sont rencontrés à 14 ans en participant à une battle de rap dans leur ville, se lancent dans de longues conversations sur leurs textes qu’ils disent avoir construits lors de brainstormings dont ils gardent le secret.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Young Fathers, le groove lourd et tribal au nom de la colère

Après avoir, de longues années, cherché à être célèbres, en enregistrant des chansons dignes d’« un boys band pop étrange », de leur propre aveu, les trois jeunes hommes qui viennent d’horizons très divers ont fini par abandonner leur rêve de gloire pour finalement se faire plaisir et trouver leur style, nourri par leurs histoires personnelles.

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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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