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La mode dans les médias : que retenir de la Fashion Week homme de Paris ? – FashionUnited.fr


FashionUnited revient, chaque vendredi, sur un fait marquant de l’actualité mode. Du mardi 16 au dimanche 21 janvier 2024, Paris a accueilli la Fashion Week homme, collection automne-hiver 2024-2025. Six jours, 73 défilés inscrits au calendrier officiel et encore plus d’évènements organisés partout dans la capitale. Retour sur quelques moments marquants de cette semaine de la mode parisienne.

L’avenir de la mode serait-il unisexe ?⁣

Kidsuper Studios FW24 Paris Menswear Fashion Week Credits: ©Launchmetrics/spotlight

Pharrell Williams avait déjà annoncé la couleur en juin dernier. Pour sa première campagne en tant que directeur artistique homme de Louis Vuitton, l’artiste américain aux multiples facettes avait choisi Rihanna comme égérie. Une femme pour incarner une collection pour homme ou pour défiler lors de la Fashion Week homme, la tendance s’amplifie et s’est confirmée durant cette semaine de la mode. « Encore masculine sur le papier, mais de facto affranchie du genre pour des raisons pratiques et commerciales, la Fashion Week de Paris (…) a dépassé toute velléité binaire et mêlé sans complexe création homme et femme sur ses podiums », observe Francetvinfo. « L’homme est une femme comme les autres », affirme Nicolas Delarue, l’un des responsables de la Fédération de la haute couture et de la mode, dans un article publié par l’AFP. « De nombreuses grandes marques ont joué cartes sur table : les femmes ont défilé au milieu des hommes ou, si l’on préfère, les hommes au milieu des femmes », explique l’agence de presse. L’AFP dévoile l’une des raisons de ce changement progressif : « “Les défilés sont encore plus mixtes que l’année dernière, et c’est d’abord pour des raisons économiques”, explique Gert Jonkers, rédacteur en chef de Fantastic Man. Cela coûte très cher de créer un défilé, alors autant mettre deux collections dedans”, ajoute cet observateur de la mode masculine depuis 24 ans. (…) Le distinguo de genre des collections ne vit “peut-être pas sa dernière (année), mais très certainement une des dernières”, estime Matthieu Bobard Delière, journaliste mode chez Elle ».

Les défilés marquants de la Fashion Week homme

Revenant sur les moments forts de la semaine de la mode, Marie Claire a mis en avant des défilés de grandes marques et de créateurs émergents qui ont su se distinguer : « Chez Bluemarble cette saison, on a vu de l’excentricité. Et on doit le dire, cela nous a aisément ébahi tant les présentations masculines manquent souvent de fantaisie (…) Du show, la créatrice Martine Rose nous en a offert. La styliste anglo-jamaïcaine a cette saison présentée un défilé digne des années 80-90, du temps où les enfants terribles de la mode organisaient des shows haute couture endiablés durant lesquels les mannequins étaient encouragées à s’amuser sur le podium (…) Jonathan Anderson est un des créateurs les plus attendus des Fashion Weeks (…) Il a élaboré une collection masculine assez fantasque, en témoignent les deux premiers looks comprenant un manteau texturé à nœud lavallière porté comme une robe ».

Balmain accusé de plagiat

Balmain FW24, PFW mode home Credits: ©Launchmetrics/Spotlight

Alors que l’enquête sur le vol de certaines pièces de sa collection printemps-été 2024 se poursuit, Balmain a fait sensation lors de son défilé le samedi 20 janvier, à 20h30. Au programme, « [un] défilé événement, puisqu’il s’agissait de son premier défilé 100% masculin après quatre ans de pause. Et le créateur n’a pas fait les choses à moitié », indique Vogue. « Aux antipodes de la tendance quiet luxury qui prend d’assaut la mode en ce moment, il proposait un vestiaire où le maximalisme règne en maître : c’est ainsi que des parties du visage comme des yeux et des bouches devenaient motifs scintillants ou tatouées en all-over sur des tops et manteaux, et que des pois sublimaient des chemises et cravates. Il optait aussi pour des combinaisons de couleurs audacieuses, jouant la carte du color block, via des blazers rouges flamboyants, des pantalons de costume lilas, et des mix and match d’imprimés ». Le défilé s’est même clôturé par un passage du top-modèle Naomi Campbell qui, à 53 ans, reste l’une des reines incontestées des podiums. « Pour son retour à la Fashion Week masculine de Paris, le directeur artistique de Balmain, Olivier Rousteing, a fait de nouveau appel au mythique top model des années 90 – le mannequin s’était notamment illustré aux côtés de Carla Bruni lors d’un précédent show –, afin de clôturer son défilé événement dans le Grand Halle de la Villette, à Paris », détaille GQ Magazine. Comme à son habitude, Olivier Rousteing a offert un show qui restera dans l’histoire de la marque. Seule fausse note au tableau, une accusation de plagiat lancée par une créatrice sénégalaise sur le compte Instagram de sa marque : « Sarah Diouf, créatrice de “Tongoro”, a partagé sa déception à l’égard de Balmain, qu’elle a accusé d’avoir copié son emblématique bijou signature, nommé “Le Caire”, lors du défilé de sa collection homme pour l’automne-hiver 2024-2025 (…) La fondatrice est revenue sur l’histoire du bijou qui a été présenté pour la première fois en mai 2019, lors du spectacle de la collection “Tongoro Tribe”, à Dakar. L’accessoire est rapidement devenu très prisé, notamment par des personnalités telles que Beyoncé, Alicia Keys ou encore Naomi Campbell, qui ont toutes collaboré avec la marque ».

Pour l’heure, ni la maison Balmain, ni Olivier Rousteing n’ont réagi à ces accusations de plagiat. 

Puisque l’industrie de la mode ne dort jamais, la fin d’une Fashion Week annonce forcément le début d’une autre. La Fashion Week homme automne-hiver 2024-2025, qui a eu lieu du mardi 16 au dimanche 21 janvier 2024, a laissé place à la semaine de la mode haute couture qui s’est ouverte le lundi 22 et a pris fin hier, jeudi 25 janvier 2024.



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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