Culture et Société

Au Grand Théâtre de Genève, l’opéra “Idoménée” fait tenir l’existence à un fil – RTS.ch


Sidi Larbi Cherkaoui, directeur du ballet du Grand Théâtre de Genève, met en scène et chorégraphie lʹopéra “Idoménée”, de Mozart. A voir jusqu’au 2 mars, la tragédie antique relatant la lutte entre les humains et les dieux est symbolisée par des fils imaginés par l’artiste Chiharu Shiota.

Commencée en 2019 avec “Les Indes galantes” de Rameau, suivi d’”Atys” de Lully en 2022, la croisière du Grand Théâtre de Genève (GTG) dans les eaux de l’opéra-ballet et sous la baguette de Leonardo García Alarcón se poursuit avec “Idoménée” de Mozart. Une nouvelle production à voir jusqu’au 2 mars et dont le capitaine est le directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève, Sidi Larbi Cherkaoui.

Ecrit pour la cour de l’Électeur de Bavière par un jeune homme de 25 ans, Wolfgang Amadeus Mozart, cet opéra s’articule autour d’une effroyable tempête en mer, résultat de la lutte entre le dieu des flots Neptune, qui favorise Ie roi de Crète Idoménée à son retour de la guerre de Troie, et le Destin, qui l’oppose.

Trois récits s’entrelacent dans la production: un triangle amoureux entre le fils d’Idoménée, Idamante, la princesse troyenne Ilia et la princesse d’Argos, Elettra; le duel entre un père traumatisé par la guerre de Troie et son fils qui cherche l’apaisement et la réconciliation; et enfin, l’affrontement susmentionné entre dieux et destinées humaines.

Quand l’existence tient à un ou plusieurs fils

Le chorégraphe belgo-marocain a revisité cette tragédie grecque en collaboration notamment avec lʹartiste japonaise Chiharu Shiota qui cosigne une scénographie remplie de fils rouges symboliques et le directeur musical Leonardo García Alarcón.

Sidi Larbi Cherkaoui avait à coeur de raconter et mettre en scène cette histoire en raison “de l’absence de morale que contiennent en général les mythologies”, indique-t-il dans l’émission Vertigo du 21 février. Il y a par contre selon lui “une conscience des conséquences des actions des êtres humains. J’aime beaucoup cette notion que si on fait ceci, il va se passer cela. Il y a un côté très organique et naturel, même avec des éléments qui n’existent pas dans notre réel”.

Dans “Idoménée”, l’existence tient à plusieurs fils qui figurent dans un mouvement continu palais, océan déchaîné, jardin ou monstre marin. “Avec le travail de Chiharu Shiota, qui parle souvent de la relation à l’autre et des fils qui nous relient, quelque chose d’invisible devient souvent visible. Les fils et cordes deviennent une source de narration”, explique Sidi Larbi Cherkaoui. “Ces fils sont comme la vraie vie, ils ne font pas toujours ce qu’on veut mais il faut faire avec.”

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

Adaptation web: olhor

“Idoménée”, mise en scène et chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui, Grand Théâtre de Genève, du 21 février au 2 mars 2024. Avec Bernard Richter, Lea Desandre, Federica Lombardi, Giulia Semenzato, le Chœur du Grand Théâtre de Genève, l’orchestre composé de l’ensemble Cappella Mediterranea et de l’Orchestre de Chambre de Genève dirigé par Leonardo García Alarcón, les danseuses et danseurs du Ballet du Grand Théâtre et d’Eastman.



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Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

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