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Les France – All Blacks en Coupe du monde de rugby : en 2017, “je … – LaDepeche.fr


l’essentiel
SERIE (4/6). En 2007, les Français éliminent les Néo-Zélandais en phases finales. Comme en 1999. Cette fois, c’est en quarts de finale. Et la surprise est tout aussi importante témoigne l’ancien ailier toulousain Vincent Clerc.

2007. La France accueillait cette année-là la Coupe du monde. Pour obtenir cette organisation, la Fédération avait accepté de délocaliser deux matchs en Ecosse et quatre au pays de Galles dont un quart de finale. Mais les Bleus devaient jouer toute la compétition en France à condition qu’ils terminent premiers de leur poule, à l’issue d’un parcours sans accroc. C’était écrit.

Mais au petit jeu de la logique des pronostics, tout s’est effondré. La défaite inaugurale face à l’Argentine envoya les Français à Cardiff pour le seul quart de finale qui se déroulait hors du sol français. Et contre qui ? Contre les All Blacks en personne qui tournèrent à 70 points de moyenne marqués en match de poule avec parfois le consentement de leurs adversaires puisque l’Ecossais et l’Italie envoyèrent leurs équipes B afin de se concentrer sur leur choc qui devait décider de l’attribution du deuxième billet pour les quarts de finale.

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Et voilà donc les Bleus, alors entraînés par Bernard Laporte, de nouveau au pied de la montagne all-black. Loin de l’environnement et du contexte envisagés. Loin de leurs supporters qui avaient acheté leurs billets pour le quart de finale en France. Vincent Clerc se souvient : « Quand on aborde ce match, il y a beaucoup d’anxiété. Passée la déception de la défaite contre l’Argentine, le reste des matchs de poule se passe très bien. On mesure le fait de se retrouver dans une compétition en France où on est poussé par le public. On sent l’engouement de la France derrière nous. Du coup, partir à Cardiff fait qu’on ne sent plus du tout l’engouement de la Coupe du monde. On se retrouve dans une espèce de bulle avec la peur de sortir de la compétition, en dehors de nos terres alors que la Coupe du monde se déroule chez nous. Il y a beaucoup d’anxiété par rapport à ça. On est loin de chez nous, de nos familles. C’est hypercompliqué d’accéder à Cardiff pour ceux qui veulent venir nous voir. Et petit à petit, il y a cette motivation supplémentaire qui est née. »

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Et l’exploit va prendre corps. Huit ans après la demi-finale remportée en 1999. Sauf que nous sommes là en quart de finale et que la Nouvelle-Zélande, battue 20-18, ne va – par conséquent – pas faire partie du dernier carré d’une Coupe du monde pour la première fois de son histoire.
Le match n’avait pas commencé qu’il basculait dans l’irrationnel : les Blacks étaient habillés de gris et leur haka fut contré par une avancée en rang des Bleus jusqu’à finir les yeux dans les yeux. Un moment inoubliable pour l’ailier toulousain : « Je me trouvais en face de Sivivatu, mon vis-à-vis. Cela reste un moment extraordinaire. Il y a tout d’abord l’initiative de Serge Betsen de mettre des tee-shirts bleu, blanc, rouge. Puis une envie commune d’avancer vers eux, de se confronter à eux en les regardant. Ce fut spontané. On l’a ressenti comme ça de manière collective. Ce fut une adrénaline absolument dingue dans le stade. Je ne pense pas qu’on gagne le match là-dessus mais à un moment je pense qu’ils ne s’y attendaient pas et nous, cela nous a permis de rentrer dans le match »

38 plaquages pour Dusautoir !

Comme en 1999, les Français sont pour le moins mal partis en étant menés 13-0. Mais comme en 1999, la suite de l’histoire est un feu d’artifice bleu-blanc-rouge : « Lors des premières minutes, je me dis, on va prendre 70 points. Cela va vite, tout est parfait. On s’accroche. On résiste, on commence à entrer dans le match, à marquer des points et en fait, il y a des signaux qui font qu’on reprend la confiance. C’est quelque chose qui ne s’explique pas. On sent petit à petit que notre confiance grandit alors qu’eux commencent à rater des choses et à être moins sereins et que nous, nous réussissons tout ce que nous tentons. »

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Les Français s’imposent donc contre toute attente une nouvelle fois (20-18). Et deux chiffres résument alors le côté irrationnel de ce quart de finale : 73 % de possession pour les All-Blacks et 29 plaquages (38 en comptant les assistances au plaquage) pour Thierry Dusautoir. « C’est un match qu’on ne gagne pas normalement mais on rate très peu de plaquages et on est très réaliste. » acquiesce Vincent Clerc.

La suite, c’est comme en 1999, un échec après un exploit. Une demi-finale perdue face aux Anglais. Le match d’après l’exploit et la « redescente » émotionnelle que les Bleus ne savent toujours pas aborder.



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Theo Lefevre

Dans le vaste océan du cyberespace, je suis Théo Lefèvre, un Journaliste Web captivé par les histoires qui se tissent à travers les fils numériques. Mon parcours à l'Université Américaine de Paris a façonné ma plume, tandis que mes curiosités se dévoilent à travers la science et la technologie, le monde des affaires, et l'athlétisme. Porté par mon passé de passionné de sport et d'économie, chaque article que je compose est un reflet transparent de mon engagement envers l'authenticité. Joignez-vous à moi pour explorer les méandres de l'innovation scientifique, les intrications du monde des affaires et les défis du terrain d'athlétisme, tout en partageant un voyage honnête et stimulant à travers mes écrits.

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