Santé

Valneva, plus forte baisse du SBF 120 à la clôture du vendredi 25 août 2023 – – Boursorama


(AOF) –

Valneva

(-2,75% à 6,23 euros)

La société spécialisée dans les vaccins a fini une deuxième séance consécutive en baisse. Valneva a annoncé le 17 août dernier un accord visant à augmenter de 100 millions de dollars le montant en principal de l’accord existant de financement par emprunt avec les fonds américains spécialisés dans le secteur de la santé Deerfield Management Company et OrbiMed. Cette augmentation donnera à Valneva un accès immédiat à 50 millions de dollars, avec 50 millions supplémentaires disponibles à la discrétion de la société jusqu’au 31 décembre 2023.


AOF – EN SAVOIR PLUS


Points clés

– Spécialiste du développement de vaccins prophylactiques contre les maladies infectieuses aux options thérapeutiques limitées ;

– Chiffre d’affaires de 361 M€ Md€ tiré des vaccins, notamment pour voyageurs, pour 32 % et pour le reste essentiellement des contrats de fourniture de vaccins contre la COVID-19 ;

– Modèle d’affaires : portefeuille de vaccins diversifiés pour large public, financement des développements cliniques par une infrastructure spécialisée, 2 vaccins commerciaux (Ixiaro et Dukoral contre l’encéphalite japonaise et le choléra) et droits de distribution pour des tiers ;

– Capital détenu à 9,9 % par le groupe Grimaud la Corbière, 8,92% par BPI France, 7,6 % par Deep Track Capital et 6,9 % par Pfizer, Frédéric Grimaud présidant le conseil de surveillance de 7membres et Thamas Lingelbach le directoire ;

– Bilan solide renforcé par l’appel au marché de septembre 2022, avec une trésorerie disponible proche de 289 M€, donnant une visibilité financière jusqu’à fin 2024.


Enjeux

– Stratégie de moyen terme fondée sur le financement de la R&D par les ventes des vaccins Ixiaro et Dukoral, d’extension du réseau de fabrication (3 sites, en Ecosse, Suède et Autriche) et de partenariats valorisant les actifs du groupe ;

– Stratégie d’innovation inhérente au modèle d’affaires, riche d’un portefeuille de 398 brevets et soutenue par 173 M€ de frais de R&D, avec 3 actifs principaux et 3 programmes précliniques :

– le seul vaccin en développement clinique contre la maladie de Lyme,

– le seul vaccin à injection unique contre le chikungunya,

– candidats vaccins contre le metapneumovirus de l’homme, le parvovirus et le norovirus ;

– Stratégie environnementale : efficacité énergétique, minimisation des déchets, utilisation optimale de l’eau et réduction de 5 %, vs 2016, des émissions de CO2 d’ici 2025 ;

– Bonne visibilité de l’activité grâce aux accords sur les vaccins avec : avec Pfizer pour co-développer et vendre celui contre la maladie de Lyme (308 M$),

– avec Bavarian Nordic pour le marketing et la distribution de vaccins spécialisés,

– avec Batavia Biosciences pour développer un vaccin peu coûteux contre la polio,

– avec l’institut Butantan contre le chikungunya pour pays à faibles revenus ;

– Poursuite de la croissance des vaccins Ixiaro et Dukoral


Défis

– Après la fin de la production du vaccin anti-covid, deux défis majeurs : le VLA1553 contre le chikungunya et le VLA15 contre la maladie de Lyme :

– VLA1553 : attente pour août de l’autorisation de mise sur le marché par l’Autorité de santé des Etats-Unis, demande à l’Union européenne attendue pour le 1er trimestre ;

– VLA15 : fin de la phase 3 d’essais cliniques du vaccin au 2ème trimestre ;

– Lancement de la commercialisation, en partenariat avec VBI Vaccines, du PreHevbri, seul vaccin autorisé en Europe contre l’hépatite B ;

– Après une progression de 11 % des revenus et une perte nette de 143,3 M€, objectifs 2023 :

– revenus de 220 à 260 M€ dont 140 M€ de ventes de produits, dont ventes marginales de vaccins anti- COVID-19 au Royaume de Bahreïn, et 110 M€ d’autres produits opérationnels,

– dépenses de R&D de 80 M€ environ.


En savoir plus sur le secteur Pharmacie


Les biotechs mises à rude épreuve

Ces sociétés pâtissent d’un cycle économique beaucoup moins favorable, qui se traduit notamment par une baisse du financement par le capital-risque des start-up. Ces entreprises sont donc obligées de mener des plans de licenciement. A cela s’ajoute un cadre réglementaire bien plus contraint. D’abord, aux Etats-Unis, les mesures liées à l’Inflation Reduction Act (IRA) pourraient avoir un fort impact sur les marges des intervenants. En effet, à partir de 2026, le programme fédéral Medicare va pouvoir renégocier le prix des médicaments commercialisés depuis neuf ans (chimiques) ou 13 ans (biologiques), avec des rabais qui pourraient aller de 35 à 60 % pour les biotechs. De même, en Europe, avec la nouvelle réglementation du médicament présentée à Bruxelles en avril, la durée de protection d’un brevet va être réduite si le traitement innovant n’est pas commercialisé dans tous les pays-membres sous deux ans.



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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