Éducation

Boulangers, Sophie et Hugo dévoilent leurs revenus… et leur joli … – Capital.fr


Voilà quatre ans que Sophie et Hugo, 40 ans, pétrissent, façonnent et enfournent baguettes, ficelles et autres miches fumantes et moelleuses qui sentent bon le levain dans leur fournil rochelais, dès 3 heures du matin. Tout est fait maison, et leur baguette est l’une des plus prisées de la ville. Depuis l’inflation, son coût n’a pas changé : 1,10 euro. “C’était important qu’on garde ce tarif, pour nos clients”, explique le duo. Les viennoiseries et pains spéciaux ont été augmentés de 10 à 20 centimes et les sandwiches de 40 centimes. “Nos clients ont tout de suite compris, ils sont restés fidèles”, se réjouit le couple.

Dès la fin 2021, Sophie et Hugo sentent l’augmentation des prix des matières premières de manière significative. “Nous avons d’abord été dans une phase d’observation, nous ne nous sommes pas affolés, nous ne pouvions pas faire autrement que d’accueillir cette inflation. Et puis, nous avions une bonne trésorerie, cela nous a permis de rester sereins”, précisent-ils. Le beurre passe de 6 à 10 euros, la farine subit une hausse de 15%, le sucre de 30%…


À LIRE AUSSI

Restaurateur, Olivier dévoile comment il s’en sort face à l’inflation

Une stratégie radicale pour faire face à l’inflation

Pour contrer ces augmentations, le couple fait jouer la concurrence. Il se sépare de certains de ses fournisseurs, réévalue les factures avec d’autres et en déniche de nouveaux, moins onéreux. “La farine que nous utilisons coûtait 0,68 euro le kilo fin 2021, et 0,88 euro fin 2022. Aujourd’hui, avec notre nouveau fournisseur, nous la payons 0,74 euro le kilo. Pour les fruits et légumes, nous avons également dégoté un bon plan : les tomates, qui nous coûtaient 2,50 euros le kilo en 2022 avec des frais de livraison de 16,80 euros, s’élèvent aujourd’hui à 1,80 euro le kilo, et les frais de livraison sont gratuits. Le concombre est passé de 1,65 euro pièce à 1,18 euro.”

Nous avons le sentiment d’avoir été moins touchés par la crise énergétique que d’autres boulangers

Côté énergie, leur facture est passée de 1.200 à 1.800 euros par mois. “Nous avons un bouclier tarifaire, donc la hausse n’est pas si importante. Nous en profitons pour optimiser les cuissons. Et notre four à pain, qui fonctionne au gaz, nous sauve aussi ! Nous avons le sentiment d’avoir été moins touchés que d’autres boulangers”, indiquent-ils.

>> Notre service – Trouvez la formation professionnelle qui dopera ou réorientera votre carrière grâce à notre moteur de recherche spécialisé (Commercial, Management, Gestion de projet, Langues, Santé …) et entrez en contact avec un conseiller pour vous guider dans votre choix

70 heures de travail par semaine… qui leur permettent d’épargner 30.000 euros par an

Le couple continue de se dégager une marge. “Celle de nos deux derniers bilans est intéressante : 72% !”, se félicitent-ils. Leur chiffre d’affaires est en constante augmentation. “Celui de 2023 le sera aussi, nous en sommes persuadés, la boulangerie tourne bien.” Leur salaire n’a pas bougé : 2.200 euros par mois chacun. “Nous faisons beaucoup d’heures, nous travaillons 7 jours sur 7, 70 heures par semaine.” Un salaire qui leur permet d’épargner : ”15.000 euros par an chacun, par l’épargne salariale.”

Au quotidien, ils dépensent peu. “Nous n’avons pas d’enfants, pas de voiture, pas de crédit, peu de loisirs… Nous travaillons beaucoup pour nous offrir de beaux voyages, quelques restaurants et sorties cinéma.” Le couple dépense en moyenne 300 euros par mois en restaurant et 30 euros en ciné. Pendant leurs cinq semaines de vacances, ils s’offrent un gros voyage à l’étranger, comme la Colombie l’année dernière : les billets d’avion leur ont coûté 3.000 euros. “Nous ne rognons sur rien, nous nous faisons plaisir, puisque nous travaillons comme des fous.”


À LIRE AUSSI

Bernard et Ta, gérants de chambres d’hôtes, dévoilent leurs mesures radicales pour sauver leur affaire

Chiffres forts mensuels :

  • Ce qu’ils gagnent : 4.400 euros par mois
  • Ce qu’ils épargnent : 30.000 euros par an

Chiffres clés de la profession :

  • Environ 35.000 boulangeries en France, soit 1 boulangerie pour 1.800 habitants (Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française) ;
  • La boulangerie artisanale représente 60% des ventes de pain en France (Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française) ;
  • La boulangerie-pâtisserie génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 11 milliards d’euros, toutes taxes comprises (Insee) ;
  • Le chiffre d’affaires annuel moyen par entreprise est estimé à 273.000 euros hors taxes (Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française) ;
  • La moyenne d’âge des femmes salariées est de 33,6 ans, celle des hommes est de 30,2 ans (Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française).


À LIRE AUSSI

“On donne vie à tout un quartier”, comment Cédric s’est reconverti de banquier à boulanger



Source link

Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button