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Noah Lyles s’offre le doublé 100-200 m aux Mondiaux de Budapest – L’Équipe


Quelques minutes seulement après l’épatante finale du 200  m femmes et le chrono exceptionnel de Shericka Jackson (21”41), chacun se demandait si la finale masculine du demi-tour de piste allait encore faire monter le curseur de l’émotion mémorable, celle dont on parle encore et encore.

Les 35 000 privilégiés présents vendredi au stade national d’athlétisme de Budapest, bijou parfaitement fonctionnel, se passaient le mot entre eux : Noah Lyles, aiguillonné par ses jeunes rivaux Erriyon Knighton et Letsile Tebogo, pouvait-il renverser le mythique record du monde d’Usain Bolt (19”19 à Berlin en 2009) ? Les conditions climatiques étaient parfaites, autour de 30° peu avant 22 heures. Alors pourquoi pas ?

En totale confiance après son titre inattendu sur 100 m, le Floridien tenait absolument à conserver sa suprématie sur 200 m et empocher un troisième titre mondial après ceux de Doha en 2019 et Eugene en 2022.

« J’aurais bien aimé aller plus vite mais c’était ma sixième course de la semaine »

L’athlète entraîné par Lance Brauman prit un départ non pas prudent mais moins tranchant que ses principaux concurrents, avant de faire du Lyles : un virage fort bien négocié et une prise de pouvoir progressive et inéluctable dans la ligne droite, le regard tendu vers la ligne et une possible performance hors norme.

Mais ses 19”52 provoquèrent un soupçon de déception dans le public. C’est un chrono de tout premier plan, mais moins bon que la meilleure performance mondiale de l’année (19”47 par… Lyles, il y a un mois au meeting de Londres). Pour l’abaisser, il aurait sans doute fallu au nouveau boss incontesté du sprint mondial d’être poussé jusqu’au bout par la concurrence.

Or ni Erriyon Knighton, 2e en 19”75 et obtenant sa deuxième médaille mondiale après celle de l’an passé en bronze à Eugene, ni Letsile Tebogo, 3e en 19”81, quelques jours après l’argent sur 100 m, n’ont pu l’escorter jusqu’aux derniers mètres. Sans oublier une logique fatigue. « J’aurais bien aimé aller plus vite, battre mon propre record des États-Unis (19”31, lors des Mondiaux 2022), mais c’était ma sixième course de la semaine », soufflait-il.

Premier athlète à s’imposer sur 100 m et 200 m lors des mêmes Mondiaux depuis Usain Bolt en 2015, Lyles n’est plus seulement un showman qui masque derrière ses mimiques ses failles nées d’une enfance compliquée. Il a dompté le demi-tour de piste depuis quatre ans et son règne a commencé sur la ligne droite à Budapest, malgré une saison auparavant sans grand relief en meeting. L’examen des palmarès sur 100 m depuis la retraite de Bolt en 2017 montre que durer au sommet est tout sauf facile, mais à 26 ans, comment ne pas penser que le Floridien a toutes les armes en main pour garder son leadership ?

« J’ai réussi quelque chose de spécial cette semaine, je suis double champion du monde, souriait-il, les traits encore tirés par l’effort. Et face à une concurrence incroyable. Le doublé est en poche, et vous savez tous que le 200 m est une discipline très chère à mon coeur. Ce n’est pas une question de mériter une victoire ou, en l’occurrence, un titre mondial. Il faut aller le chercher. »

« Il y a quelques semaines, Netflix ne semblait pas vouloir me filmer pour leur documentaire sur le sprint, poursuivait-il. Mais j’ai vu leurs caméras au meeting de Paris (début juin) et je crois bien que je vais être l’un des personnages principaux, maintenant ! Quand je regarde les finales NBA, je vois que les vainqueurs sont appelés champions du monde. Champions de quoi ? J’aime beaucoup le basket, mais je ne suis pas d’accord, les gars. Nous, nous sommes champions du monde, regardez les drapeaux du monde entier qu’il y a dans nos stades. »



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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