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Ligue 2 – Girondins de Bordeaux : David Guion, un entraîneur (déjà … – France Bleu


Les Girondins de Bordeaux ne sont pas encore le FC Nantes. Ce club, qui après avoir prolongé son entraîneur à l’intersaison, est à deux doigts de le remercier au bout d’un match et prospecte déjà pour lui trouver un remplaçant. Au Haillan, on n’en est pas encore là, mais pas loin après un début de saison en dents de scie (une victoire, un nul et une défaite). Et David Guion, l’entraîneur des Marine et Blanc, s’apprête déjà à jouer très gros d’ici la trêve internationale avec les réceptions successives d’Amiens, ce samedi (15h), et d’Auxerre dans une semaine.

“Je comprends les supporters, ils veulent des victoires, ils veulent des buts. Je les entends, je ne suis pas déconnecté de l’environnement. Je ne suis pas dans ma tour d’ivoire”, explique le patron du vestiaire bordelais. Il sent bien que la pression est en train de monter crescendo autour de sa personne. David Guion n’est pas le premier venu et il entend au loin la petite musique. Elle vient des tribunes où son crédit est toujours resté extrêmement limité depuis son arrivée au club il y a un an et demi mais aussi du bureau de son président, Gérard Lopez.

Sa communication, l’erreur originelle

Il faut dire qu’il a tendu le bâton pour se faire battre. Bien sûr, il y a les résultats qui ne sont pas aujourd’hui totalement satisfaisants mais, sa communication est sûrement sa faute originelle avec cette promesse de beau jeu, de spectacle et cet objectif (qui sort d’on ne sait où) des 60 buts à marquer. Le genre de déclaration que chaque supporter retient bien et lui rappelle dès le premier accrochage puisqu’il rêve que son équipe favorite joue tous les jours comme Manchester City ! Alors pourquoi une telle promesse quand on sait que David Guion a construit toute sa carrière sur des équipes disciplinées, rigoureuses et pragmatiques ? Une méthode qui a fait ces preuves, encore la saison dernière aux Girondins de Bordeaux où il a sûrement tiré 110% du potentiel de son effectif.

Résultat des courses après trois journées, les Marine et Blanc, intéressants dans le jeu, n’ont inscrit qu’un but, un penalty à la 98e minute contre Concarneau. Pour l’instant, c’est maigre. Et encore plus quand on observe le matériel sous le coude avec un recrutement XXL pour la Ligue 2 (Weissbeck, Livolant ou Diaz), ce qui explique aujourd’hui l’exigence de l’environnement du club. “J’ai six nouveaux dans le 11 titulaire, ça ne va pas venir du jour au lendemain”, rappelle-t-il. Sauf que ça commence à faire quelques semaines que tout le monde est sur place.

Pas d’excuse, vraiment ?

C’est aussi pour ça que David Guion se retrouve en ce début de saison déjà sous pression. Il a peu d’excuses, voire pas du tout. Le club a passé la DNCG ni vu ni connu et il a pu compter très vite sur un groupe quasiment au complet grâce à ce recrutement vite fait, bien fait. Seule ombre au tableau la blessure de Stian Gregersen, l’un de ses cadres, qui sera de retour ce samedi face à Amiens. Mais quand on compte sur un effectif de “14-15 titulaires” comme il aime le dire, une seule absence ne doit pas poser problème.

Non, l’une des seules excuses qui dédouane aujourd’hui David Guion, c’est qu’il n’est pas sur le terrain ! Ce n’est pas lui qui joue une mi-temps sur deux comme Weissbeck depuis trois matchs, rate des une-deux d’école comme Livolant ou n’arrive pas à trouver le cadre comme Vipotnik à Pau ou Badji à Ajaccio. Autre chose à tempérer, la condition physique de ses joueurs. Sa préparation est assez rude comme ses entraînements et cela doit surtout payer dans un second temps. Au-delà de Pedro Diaz, Jérémy Livolant a par exemple fini complètement cramé sa première semaine au Haillan.

Lopez, pression maximale

Mais justement, de la patience, Gérard Lopez en a-t-il ? Si Admar Lopes, le directeur sportif du club, travaille main dans la main avec son entraîneur, le propriétaire et président des Girondins n’a jamais été le plus grand fan de David Guion. Pour rappel, il y a un peu plus d’un an, il a fallu le convaincre pour maintenir l’ancien coach du Stade de Reims à la tête de l’équipe pour reconstruire le club. Mais depuis Gérard Lopez a aussi appris à connaître son David Guion. Il lui reconnait notamment sa capacité à se remettre en cause ou à faire son mea culpa comme après la défaite à Pau lors de la première journée. D’ailleurs, cet été, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a validé à 100% la prolongation de son entraîneur.

Gérard Lopez, le président des Girondins de Bordeaux.
Gérard Lopez, le président des Girondins de Bordeaux. © Maxppp

Alors ses premiers doutes seraient-ils en train de refaire surface ? “Non, aujourd’hui, il n’y en a pas”, répond fermement son entourage. En revanche, la pression très forte sur l’équipe est “normale” poursuit celui-ci. En effet, selon nos informations, la pression présidentielle est maximale en interne. Que ce soit pour David Guion, Admar Lopes ou les joueurs. Et pour l’instant, bonne nouvelle pour les Girondins de Bordeaux, tout le monde fait corps au Haillan.

Pas d’objectif de points mais…

Mais jusqu’à quand si cela continue à pédaler dans la semoule ? Dans les couloirs du Haillan, on répète “qu’aucun objectif de points n’a été donné au staff sur les deux prochains matchs” avant d’ajouter que “la situation peut évoluer d’un match à l’autre” selon les résultats. En gros, prendre au minimum quatre points voire six contre Amiens et Auxerre serait très bien vu par la direction et donnerait clairement un peu de répit à David Guion et son staff.

Une chose est sûre, aujourd’hui, David Guion n’est pas (encore) menacé. De plus, son équipe est en progrès sur ces trois matchs. Ses joueurs sont également au soutien. Mais attention, il est maintenant temps de passer la seconde pour l’entraîneur bordelais et les Girondins afin de ne pas caler au démarrage. En bon passionné de sport automobile, Gérard Lopez surveille ça de plus en plus près.



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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