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Alexis Flips d’Anderlecht est un grand fan d’Hazard : “Il faut laisser … – lavenir.net


71 minutes contre Westerlo ont suffi à Alexis Flips (23 ans) pour séduire le Lotto Park. Anderlecht a enfin un meneur de jeu avec le style de la maison. Avec pour ne rien gâcher pour la presse et le public un joueur sympa avec des choses à dire. La preuve.

Eden Hazard : “Ex-Lillois, il sera toujours mon préféré”

Flips a été formé au Losc où il a joué entre ses 8 et 17 ans. “J’habitais à deux minutes du stade, j’y allais à pied. J’allais à tous les matchs. J’ai donc vécu le doublé de 2011. J’ai même été à la finale de la Coupe de France au Stade de France (0-1 contre le PSG, but d’Obraniak à la 89e). Et j’ai été ramasseur de balle et je suis monté sur le terrain en donnant la main d’un joueur, notamment contre le FC Gênes (3-0 en 2009, avec un but d’Eden Hazard). Eden a commencé en 2009, moi je suis arrivé en 2008. Je supportais le meilleur joueur de l’équipe et c’était lui. Je ne l’ai jamais rencontré personnellement, mais être dans le stade quand il jouait était déjà magnifique. Il a toujours été et sera toujours mon joueur préféré. J’ai d’ailleurs aimé Chelsea et le Real par après, juste parce que j’aimais ce qu’Eden faisait. Bien sûr que j’aimerais qu’il continue le foot. Il n’est pas encore fini et il a encore des choses à montrer. Mais s’il dit stop, je lui dis merci pour tout ce qu’il a fait dans le foot. Non, je ne demande pas son numéro à Jan Vertonghen. C’est Eden Hazard ! Il faut le laisser tranquille.”

Déjà deux enfants : “J’ai commandé un casque antibruit via Amazon”

Comme Eden, Flips est un jeune papa. Le Français a un garçon de 15 mois et une fille d’un mois. “Eden a cinq enfants. Il n’a pas seulement fait une très belle carrière sur le terrain de foot, mais aussi en famille (rires). Mon fils adore déjà le foot. Quand il se lève le matin, il tire dans un ballon pendant 30 minutes et il casse tout dans la maison. Dès qu’il voit son papa sur un terrain de foot ou quand il y a du foot à la télé, il m’appelle : ‘Papa !’ Ça me fait super plaisir de l’emmener sur le terrain, comme après le match contre Westerlo. Je l’ai aussi amené au Parc des Princes, où j’ai fait des photos avec lui. Il ne s’en souviendra pas, mais j’espère qu’il sera très content plus tard. Ma fille était aussi dans le stade, dimanche passé. Non, elle n’avait rien sur les oreilles. Mais entre-temps, j’ai commandé un casque antibruit via Amazon. Il y avait plus de bruit que je ne le pensais. Contre Charleroi, elle sera protégée.”

Flips a laissé une excellente impression contre Westerlo. ©DHA

Soutenu par sa famille : “Pas de péages comme vers Reims”

Le Nordiste n’est pas seulement accompagné de ses enfants : toute une partie de sa famille est avec lui, comme Michel Vlap à l’époque. “Il y a aussi ma femme, mes parents et mes grands-parents. Je crois qu’ils étaient huit. J’espère leur faire plaisir tant que je peux. C’est une fierté pour eux de me voir à l’œuvre. Bruxelles, c’est à une heure de Lille. Et il n’y a pas de péages, comme pour aller à Reims, mon ancien club (rires). En mars, j’ai passé un week-end en famille à Milan. On a visité San Siro. C’est kiffant de voir des stades comme ça. Et oui, j’aime beaucoup le Milan AC, surtout celui de Pato.” Jusqu’à présent, sa famille a toujours influencé les numéros qu’il a portés – le 70 et le 77. “Mon fils est né le 7. L’année d’après, ma fille est aussi née le 7. Mais à Anderlecht, le 7 était pris (par Amuzu). J’ai pris le 8, un très beau numéro qui est – entre guillemets – titulaire.”

Il a été défenseur : “J’ai dépanné Will Still comme arrière droit”

On aurait du mal à le croire, mais Flips a commencé sa carrière en tant que… défenseur. “Jusqu’à mes 14 ou 15 ans. Il faut savoir qu’à cette époque, j’étais parmi les plus grands de mon équipe. À partir de mes 15 ou 16 ans, j’ai stagné au niveau de ma taille (il mesure 1,75 m), et j’ai commencé à franchir des étapes sur le terrain : je suis passé en 6, en 8, en 10 et j’ai joué sur les côtés. Ça m’a bien aidé d’avoir été formé comme défenseur. Je trouve que je suis assez bon défensivement, surtout dans des situations de un contre un. Mes premiers matchs sous Will Still, mon coach à Reims, je les ai joués au poste d’arrière droit. Vu que Foket et Busi étaient blessés, je l’ai dépanné avec plaisir pendant trois matchs. Still, tu peux parler avec lui comme avec un ami. Et on aimait son style de jeu. Il ne voulait pas que je parte à Anderlecht. Mais quand je lui ai dit que j’allais signer dans ce magnifique club, il m’a félicité.”

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Son objectif comme ‘10’. “8 buts et 8 assists”

Sa position de prédilection est le ‘10’plutôt que les flancs. “Oui, c’est ça en fait. Dans le foot actuel, les joueurs des flancs vont très vite. Moi, je ne suis pas l’un des plus rapides. Le week-end passé, ma position défensive était à droite, mais j’avais vraiment un rôle offensif très libre. J’aime beaucoup jouer comme ça. Cela m’a fait plaisir d’entendre que tout le monde était content de mon match. Les gens ont bien aimé ma frappe instantanée et mes centres. À la mi-temps, Dolberg est venu me dire que je faisais de bons centres, que je devais continuer de la sorte. Je veux être l’élément déclencheur en attaque. Je veux être très décisif cette saison. Mon objectif est d’atteindre huit buts et huit assists. La saison passée, j’avais 4 buts et 6 assists en Ligue 1. Je veux être un joueur imprévisible dont on peut s’attendre à tout : une passe, un but, une frappe, un centre. Dans mon premier match amical, contre OHL, j’ai frappé au but de ma propre moitié de terrain parce que le gardien était avancé. Il a sauvé le ballon, mais je pense qu’il a eu un peu peur. Moi, je suis justement un joueur qui n’a pas peur et qui a de la personnalité. J’aime jouer vers l’avant et casser des lignes.”

Brillant contre le PSG : “J’ai parlé avec Mbappé”

Les supporters de Reims n’étaient pas contents de voir partir Flips, et certainement pas contre 3,5 millions. “Ils disent que je valais le double ? C’est flatteur pour moi. Mais il ne me restait qu’un an de contrat. Reims n’avait pas vraiment le choix.” Flips a été titulaire dans 28 des 38 matchs de Ligue 1, notamment lors des deux nuls (0-0 et 1-1) contre le PSG. “Lors du 1-1 au Parc des Princes, j’ai joué ailier gauche contre Hakimi. Cela s’est très bien passé. J’aurais dû faire deux ou trois assists. C’était un de mes meilleurs matchs. Avec du recul, c’est incroyable d’avoir joué contre Messi, Neymar et Mbappé. C’est un rêve d’enfant de jouer contre le plus grand joueur de l’histoire du foot. Non, je n’ai pas parlé avec Messi. Je ne vais pas lui parler juste pour parler. Avec Mbappé, par contre, on a parlé d’un éventuel penalty pendant que l’arbitre regardait la VAR.” Flips s’est d’ailleurs classé 6e, derrière Messi et Neymar, dans le classement des ‘passes clés’, qui auraient pu mener à un but. Il en avait 0,95 par match. “C’est agréable de voir ça, mais je veux encore être plus décisif à Anderlecht.”

Flips et Foket face à Kumbedi de Lyon. ©AFP or licensors

Heureux au RSCA : “Supporter, Foket m’a conseillé des maisons”

Flips se sent déjà très à l’aise à Anderlecht. “J’espère vraiment laisser mon empreinte dans ce club, qui est un plus grand club que Reims. J’étais déjà souvent venu faire du shopping à Bruxelles, mais je n’étais jamais venu au stade d’Anderlecht. Je savais que c’était le plus grand club de Belgique, j’en ai surtout parlé avec Thomas Foket, mon coéquipier à Reims. Vu que c’est un supporter du club, il ne m’a dit que des choses positives. Et il m’a envoyé des liens de sites immobiliers pour que je trouve une maison.”

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Les Bleus : “Deux Euros et un Mondial avec Tchouaméni”

Flips totalise 43 sélections et a marqué 9 buts en équipes nationales de France en jeunes. “J’ai joué deux Euros et une Coupe du monde, notamment avec Tchouaméni (du Real Madrid). Nous avons été éliminés trois fois par l’Espagne. Ça ne fait pas plaisir. C’est un rêve d’avoir le maillot de l’équipe nationale sur tes épaules et de chanter l’hymne national. Si je rêve de l’équipe A ? Je suis arrivé à un stade où il faut prendre étape par étape. Il y a des joueurs incroyables en sélection. Ce n’est vraiment pas dans ma tête de dire que je dois être en sélection maintenant. Par contre, c’était dans ma tête d’aller à l’Euro Espoirs, vu que j’étais présélectionné. Mais il y avait de sacrés joueurs et le sélectionneur a fait ses choix. Si on avait mieux fini la saison avec Reims, cela aurait changé la donne. Bien sûr que je suis un grand supporter des Bleus, même quand ils jouaient contre Eden Hazard à la Coupe du monde 2018…”



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Hugo Dupuis

Dans un monde peint de nuances d'encre et d'imagination, je suis Hugo Dupuis, un Spécialiste du Blogging, en équilibre à la croisée de l'exploration et de l'expression. Avec les salles de l'Institut Catholique de Toulouse comme ma creuset créatif, j'ai forgé un chemin où les mots deviennent des fenêtres ouvertes sur des contrées indomptées. Du plateau géopolitique à la délicate tapisserie de la nature, de l'arène rugissante aux couloirs secrets du divertissement, mon clavier danse au rythme des histoires en attente d'être racontées. La transparence est mon étoile guide, illuminant chaque récit de la brillance de l'authenticité. Alors, entrez dans ce royaume d'encre et d'idées, alors que nous nous embarquons ensemble dans un voyage à travers le labyrinthe de la politique mondiale, la symphonie de l'environnement, le frisson du sport et l'énigme du showbiz.

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