Tennis

US Open – Plus qu’un titre, Iga Swiatek défendra une place… et un … – Eurosport FR


Devenir la patronne du circuit féminin. Depuis la fin du règne de Serena Williams, cette phrase a accompagné les éclosions de nombreuses joueuses, au fur et à mesure que les sensations éphémères se succédaient. Propulsée numéro 1 mondiale en mars 2022 après la retraite anticipée de l’Australienne Ashleigh Barty, la Polonaise Iga Swiatek a montré l’année dernière qu’elle n’était pas là par défaut, loin de là.

Une impressionnante série de 37 victoires au printemps, une démonstration pour s’adjuger un deuxième Roland-Garros, une marge conséquente au classement WTA : Swiatek n’a pas fait dans la demi-mesure. Au milieu de tous ces exploits, c’est bien son titre à l’US Open qui a le plus marqué les esprits. A New York, elle s’était imposée sur une surface rapide qui ne lui est pas forcément favorable, dans un tournoi où elle n’avait jamais jusque-là dépassé les huitièmes. Tout cela sans toujours bien jouer, et en manifestant à plusieurs occasions, et notamment en finale face à Ons Jabeur (6-2, 7-6), une maîtrise de ses nerfs dans les moments-clés. De quoi devenir, à 21 ans seulement, et sans contestation possible, la fameuse patronne du circuit.

Le retour de la concurrence

Forcément, rien ne devait rester si simple si longtemps. Un an plus tard, la Polonaise doit de nouveau taper sur la table. Pas qu’elle ait raté son année, au contraire. Son titre à Roland-Garros, au terme d’une finale arrachée au forceps face à Karolina Muchova (6-2, 5-7, 6-4), a assis tant sa marge sur terre que sa maîtrise des moments clés, tandis que son premier quart à Wimbledon et sa première demi-finale à Cincinnati ont confirmé ses améliorations sur surface rapide.

Mais une telle domination sans partage ne pouvait pas durer, et Swiatek a dû apprendre à laisser de la place, notamment en WTA 1000 (aucun titre contre 4 l’année dernière). Une évolution plus logique qu’inquiétante selon notre consultant Alex Corretja : “ce n’est pas comme si elle était passée de la première à la huitième place, et qu’elle était rongée par le doute. Pas du tout. Les autres joueuses ont aussi progressé. Elle apprend à jouer dans des situations différentes, elle ne peut pas s’attendre à gagner tous les tournois, c’est impossible”.

Corretja : “Le circuit ATP a besoin de joueur comme Gaël Monfils”

Quadruple vainqueur à New York, John McEnroe partage cette vision. “C’est tellement dur de rester dominateur. Chez les hommes, Rafa, Novak et Roger étaient trois à tout partager. (…) Elle a fait un boulot incroyable, elle a montré qu’elle pouvait gagner sur dur. Maintenant, il y a plus de pression. Elle résiste bien. Mais en tant que numéro 1 mondiale, elle est la joueuse à battre pour les autres“.

Sous la menace de Sabalenka

L’heure n’est plus au cavalier seul, et la place sur le trône de Swiatek est en suspens. A l’orée de Flushing Meadows, Aryna Sabalenka compte plus de points au classement WTA si l’on retranche les résultats de l’année précédente. Conséquence : il faudra que la Polonaise fasse mieux que sa rivale pour espérer rester numéro 1, un poste qu’elle occupe depuis maintenant plus de 70 semaines. A Flushing, elle restera forcément la femme à battre, même si elle n’est pas l’unique favorite.

Sabalenka à Cincinnati

Elle a fait de gros progrès, et elle sera prête pour l’US Open. Elle est une des grandes favorites. Je ne sais pas si c’est LA favorite. (…) Cela devrait être plus serré que l’année dernière. Si quelqu’un veut la battre, il faudra jouer très bien“, explique Corretja.

Un plateau relevé

C’est la différence avec l’année passée. Quoique meilleure, Swiatek n’est plus seule au monde. Pas sûr que son niveau de jeu de l’an passé suffise au vu des forces en présence. Sur surface rapide, là où son coup droit lifté fait moins mal, l’avantage irait même naturellement à Sabalenka. Impossible aussi de ne pas penser à Ons Jabeur, la Tunisienne, devenue une abonnée – malheureuse – aux finales du Grand Chelem, ou même à Elena Svitolina, tombeuse de la Polonaise à Wimbledon et demi-finaliste à Flushing en 2019. Et même si elle n’a jamais performé à New York, Elena Rybakina est à prendre en compte, tandis que Coco Gauff, à domicile, vient de mettre tout le monde d’accord à Cincinnati.

picture

Qui pour empêcher une finale Djokovic – Alcaraz ?

Dans l’Ohio, Gauff en a profité pour battre Swiatek pour la première fois en 8 confrontations, et les deux pourraient de nouveau se retrouver en quarts de finale à Flushing. Entre elles, potentiellement Rybakina en demies, et pourquoi pas Sabalenka ou Jabeur en finale, Swiatek a un menu corsé devant elle. Si elle allait au bout, elle marquerait les esprits et l’histoire en s’offrant un cinquième titre, ce qui en ferait l’égal de championnes comme Martina Hingis ou Maria Sharapova. Surtout, elle serait plus que jamais la patronne du circuit. Au moins jusqu’à la prochaine fois.



Source link

Elodie Dumas

Bonjour, je suis Elodie Dumas, une rédactrice d'articles en ligne qui dévoile le monde à travers ses mots. Ma formation à l'École Centrale de Nantes a façonné ma plume et éveillé ma passion pour l'écriture. Je parcours la toile avec des récits internationaux, explorant la culture, la société, et le monde du crime. Passionnée de sport et de voyages, j'explore aussi les coins les plus reculés. Mon engagement envers la transparence guide chacun de mes articles, apportant une authentique lumière à chaque sujet. Rejoignez-moi dans cette aventure où les mots peignent des images vives de cultures lointaines, de mystères criminels et d'horizons lointains.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button